[ENTRETIEN] Siré Balaba, ancienne élève du Lycée Mame Cheikh M’Baye de Tambacounda « Poitiers, j’ai adoré » !

En attendant de revenir plus amplement dans nos prochaines éditions, sur son association et sur les joies et les difficultés de son métier de professeur d’Histoire -Géographie, Tambacounda.info vous dévoile un pan du bref séjour de Siré Balaba, ancienne élève du Lycée Mame Cheikh M’Baye de Tambacounda de passage en Poitou-Charentes, lors de ses vagabondages de l’été. Entretien réalisé par Lamine Camara pour www.tambacounda.info.

www.tambacounda.info : Bonjour, Mme, pouvez-vous nous révéler brièvement les raisons de votre présence à Poitiers?

Siré Balaba (Petit sourire timide ou intimidé): ” Je suis venue dare dare de Lyon, où j’étais en vacances, pour répondre à l’appel d’un frère et ancien promotionnaire perdu dans le Poitou-Charentes et que je ne n’avais pas vu depuis une dizaine d’années. Il avait un projet sportif urgent à me soumettre de vive voix pour recueillir mon avis, mes conseils, et éventuellement mon soutien en tant que native de la ville de Kédougou. Donc, pour moi, c’est tout naturellement que je vienne pour l’écouter et l’encourager, avant de lui apporter tout mon soutien, car l’initiative est très intéressante et courageuse. Mettre un trophée en hommage à un des pionniers du reportage sportif amateur des Navétanes et des récompenses destinées à encourager la pratique de l’arbitrage, de surcroit féminin, pour mieux faire connaître l’esprit et les lois du football est louable. D’ailleurs, je profite de l’occasion pour lancer un appel à tous les sportifs et non sportifs d’ici et d’ailleurs et à à toute la diaspora kédovienne de France et de Navarre et du monde entier de se mobiliser d’un seul élan de solidarité pour la réussite et l’organisation financière et humaine de cet événement sportif et citoyen inédit. Même si le football, n’est pas du tout ma tasse de thé, car moi, je préfère les promenades le long du fleuve Dima qui ceinture la ville de Kédougou, je demande à ce que tout le monde mouille le maillot, pour la tenue de cette première édition de “Kédougou Micros & Sifflets d’Or”, qui, après avoir évalué les prix des trophées, des lots de jeux de maillots, des sifflets et autres matériels de reportage, prestations des arbitres, de la sécurité publique et sanitaire,y compris va coûter environ 2000 € TTC. C’est à la fois une grande et petite somme, mais il faut vite la trouver, vu le temps court qui nous sépare des dates prévues pour le déroulement du tournoi des 4 Grands et qui va désormais abriter ce Challenge d’Or. A mon avis, il aurait fallu s’y prendre plus tôt. Mais, bon, il faut faire avec… J’espère que l’année, il ne se laissera pas surprendre. “

2000 € TTC pour la première édition de Kédougou Micros & Sifflets d’Or

www.tambacounda.info: Que pouvez-nous nous dire d’autre de votre bref séjour poitevin?

S.B: (Plus en confiance): ” J’en ai profité pour visiter la ville aux mille cloches, ses beaux bâtiments et belles églises de style romane et son magnifique centre ville, très tendance… Je suis également visiter Moussais, l’endroit où a eu lieu la fameuse et légendaire bataille de Poitiers en 732, entre Charles Martel et Ab-der Rahmane. C’était très émouvant de se retrouver sur un lieu où a eu lieu une des plus grande batailles entre chrétiens et les arabo-musulmans. Une bataille, longtemps considérée comme l’un des mythes fondateurs de la nation française. Cette fameuse bataille connue du monde entier et qui aurait permis à Charles Martel d’”d’arrêter” les Arabes évitant ainsi à la France et à la chrétienté le turban et le hidjab. Que s’y est-il vraiment passé ? Que signifiait pour les contemporains cette belliqueuse passe d’armes entre une coalition chrétienne hétéroclite menée par Charles Martel et une armée sarrasine constituée de Berbères, de Juifs, de Mozarabes, de captifs chrétiens et autres mercenaires dirigée par l’émir Abd er-Rahman ? Quelles traces cette bataille laissa-t-elle dans les mémoires ? C’est à toutes ces questions et à quelques autres, notamment la place de l’histoire dans le jeu de l’intégration qui me trottait dans la tête lors de la visite guidé menée par Christian, de ce musée à ciel ouvert, perché sur le haut d’une colline avec vue sur toute l’étendue de la zone des combats… C’était, émouvant! En tout cas, malgré mon bref séjour, j’ai adoré Poitiers et ses environs immédiats. Mais c’est le charme de toutes les villes d’Histoire et d’Arts.

Tambacounda.info : Quoi d’autre avez-vous fait, vu ou entendu?

SB: ” J’en ai profité aussi pour découvrir le Poitiers culturel, touristique et sportif dans lequel baigne mon frère et camarade de classe. Mais, ce qui est dommage, à cause de l’été, je n’ai pas vu grand monde comme à Lyon ou Paris.”

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