Papa Alassane Ndiour, Amadou Signaté, Issa Ndiaye, un trio vert pour la préservation du «Vert».

Leur histoire n’est pas analogue à celle d’Artagnan et les trois mousquetaires, mais elle est tout aussi passionnante et moult fois digne d’intérêt. Le colonel Alassane Ndiour, inspecteur régional des Eaux et Forêts de Tambacounda a croisé sur son chemin deux intrépides agents, depuis sous ses ordres, Amadou Signaté et Issa Ndiaye. Entre eux, il y a le capitaine Mamadou Gaye, le tout nouveau chef secteur de Tambacounda sur lequel nous reviendrons. Tous militent pour la même et délicate cause, préserver les dernières réserves forestières de Tambacounda.

Pour la conception et le suivi des stratégies de protection des forêts de la région de Tambacounda, le colonel Papa Alassane Ndiour est aux avant postes et il très connu pour sa rigueur et son sens très élevé des affaires. Il a l’oeil de lynx, la constance du mulet et l’obstination de l’âne.

Pour la mise en œuvre, il y a Amadou Signaté à Missira et Issa Ndiaye à Maka Colibantang, deux brigades qui présentent la particularité de jouxter la frontière avec la Gambie, avec des coins et recoins «mortels». Y accéder est assimilable à déplacer des montagnes. Amadou et Issa se sont illustrés, et de fort belle manière, durant les récentes opérations du groupement mixte numéro 2. Ils ont exhibé leur très bonne connaissance du terrain pour guider les troupes et leurs excellents rapports avec les populations pour faciliter la communication. Dans les arrondissements de Maka Colibantang et Missira où tous les deux ont déposé leurs baluchons en 2014, Amadou Signaté et Issa Ndiaye y ont mouillé le maillot, en bon bérets verts pour préserver le «Vert» de la nature, qu’il pleuve ou vante, de jour comme de nuit, sous un froid polaire comme dans sous une chaleur d’étuve, dans une nature moins accueillante, avec des pistes en lambeaux, des zones marécageuses et le «Sandougou» qui leur compliquent souvent la tâche. N’empêche, ils diront se battre jusqu’au dernier souffle pour ne point céder le terrain à des malfrats. «Les populations n’avaient certainement pas bien compris les enjeux liés à la préservation des forêts. Nous nous efforçons à le leur faire comprendre et, petit à petit, nous y parvenons, surtout avec le renforcement par les autorités de nos brigades en moyens humains», ont-ils tous les deux scandé. «Nous faisons des résultats et dieu sait que de nos jours, le phénomène de coupe illicite de bois dans nos circonscriptions est entrain de reculer», ont-ils ajouté. Pour le béret vert en chef, Papa Alassane Ndiour, l’une des meilleures manières de mettre définitivement un terme à cette coupe illicite de bois le long de la frontière avec la Gambie, «c’est d’aménager les forêts car, une fois que les populations découvriront les énormes avantages de l’aménagement, elles s’approprieront les forêts comme ce fut le cas partout où nous l’avons fait».

En attendant, il ne serait guère superflu de multiplier les postes le long de la frontière ou de renforcer sensiblement en hommes ceux de Maka Colibantang et Missira en hommes, en moyens logistiques.

Chapeau bas devant vous vaillants soldats de l’environnement!

Boubacar Dembo TAMBA/ www.tambacounda.info /

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