Seynabou Diop, présidente de l’Ame de Gourel Diadié, un leader charismatique

 

 

Annie Lamballe, présidente de la fédération des centres sociaux de Vendée et membre également de l’AEIN, fait un témoignage sur la présidente de l’Ame de Gourel Diadié et sur d’autres membres. tambacounda.info a recueilli pour vous toutes les déclarations de Annie sur les membres de L’AME.

Seynabou, un leader charismatique

Seynabou Diop, née en 1974 à Kidira, est l’aînée d’une famille de huit bouts de bois de dieu. Reçue au brevet, son souhait de poursuivre ses études n’a pu être accompli car, « on l’a très tôt donnée en mariage ». Son premier enfant naît en 1993 et aujourd’hui Seynabou, remariée, est mère de quatre garçons et deux filles. Dès l’année 2000, elle met en place un Groupement d’Intérêt Economique en s’appuyant sur une ONG. Elle subit une formation sur la transformation des produits forestiers, met en place une tontine, entre autres. Par la suite, elle a participé à de nombreuses formations sur des questions agricoles et sur des sujets de sensibilisation concernant la santé et la maltraitance des femmes et des enfants.

Son combat pour le droit des femmes et des mères fait qu’elle est remarquée par le directeur de l’école de Gourel Diadié 1, Mr Ciré Wone où vont ses enfants. L’enseignant s’appuie sur elle pour consolider la place des parents dans le fonctionnement de l’école. Et c’est ainsi que l’association des mères d’élèves est créée et, elle est élue présidente de la structure en 2011. Depuis, elle est très investie dans la vie l’AME. « Moi, je suis dans toutes les sauces », plaisante-t-elle. Je suis dans les activités rémunératrices, je suis dans les causeries, je suis dans le quartier, je vais dans les cérémonies… Pour être aussi disponible, Seynabou sait qu’elle a la chance d’être bien entourée. Son second mari est « un homme idéal,  qui l’encourage, qui l’aide à la maison ».  Sa mère la soutient et prend souvent en charge ses enfants.

Les femmes de l’association manifestent une confiance inébranlable en leur présidente. « L’association veut continuer à apprendre auprès de Seynabou », affirment-elles. « Nous faisons les élections et nous votons pour elle ». Très impressionnées de cette vision qu’elle a de l’avenir et reconnaissantes de sa tenacité à vouloir contribuer au changement, les femmes de l’AME restent soudées et mobilisées autour d’elle. Elle nous a permis de comprendre ce qu’est le développement, expliquent-elles. « On est parti d’un autre sort pour arriver à celui d‘aujourd’hui ». Elle les exhorte également à ne pas baisser les bras face aux difficultés. « Nous sommes dans notre droit. Il faut qu’on se lève, il faut qu’on se batte», leur a-t-elle dit lors d’un conflit récent. « Alors que nous, on aurait arrêté. Les femmes ont compris et ont commencé à se lever ».

A l’image de la phrase célèbre de Gandhi, « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde”, Seynabou exprime une vision de ce qui n’existe pas encore. Et parce qu’elle croit dans le futur, elle catalyse l’énergie de toutes les femmes engagées avec elle vers l’innovation et elle montre l’exemple avec le chemin à suivre.

Abdoulaye Fall / www.tambacounda.info /

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