Tambacounda : accusé de meurtre, Bocar Diome prend 7 ans ferme et 14 millions d’amende.

 

La chambre criminelle de Tambacounda vient de condamner Bocar Diome à une peine de 7 ans d’emprisonnement avec 14 millions de francs de dommage et intérêt qu’il devra verser à la famille de la victime. Il est reconnu coupable de meurtre sur la personne de Ndoula Bâ qui pourtant, se bagarrait avec une autre personne, outre que son meurtrier.

Bocar Diome, la quarantaine révolue n’oubliera pas de sitôt, la journée du 21 février 2015. C’est en effet ce jour, qu’il a été cueilli par les pandores de la brigade de Koumpentoum pour un meurtre présumé sur la personne d’Aliou Kâ, au village de Darou Salam Diouf, dans le Payar. En effet, c’est suite à une rixe entre la victime et un nommé Aliou Kâ, que Bocar Diome a surgi de nulle part, pour dit-on, asséner un coup de couteau fatal à Ndoula Bâ. Le certificat de genre de mort concluait à une mort par hémorragie post traumatique par arme blanche. Informés, les gendarmes ne tarderont pas à rallier le lieu. Sur place, Bocar Diome, le présumé meurtrier est cueilli et amené à la brigade. Les informations faisaient écho que, c’est lui qui aurait tué Ndoula Bâ. Devant les pandores qui lui ont soumis à un interrogatoire, il reconnait les faits. Chez le magistrat instructeur aussi, il reconnait les faits mais dit ignorer qu’est-ce’ qui l’aurait poussé à commettre un tel acte car, il n’est ni de près ni de loin, mêlé à la bagarre. Entendu devant la barre de la chambre criminelle ce jour, il nie en bloc les accusations contre lui et soutient qu’il n’a jamais donné de coup de couteau mortel à la victime. « J’étais assis dans ma cantine en train de vendre tranquillement du manioc. J’ai juste entendu des cris autour de moi et vu des gens m’accuser d’être l’auteur du crime. Je vous jure que je ne suis pas l’auteur et ne sait même pas comment s’est passé l’affaire, réitère-t-il, soutient-il devant la barre». Le ministère public qui dans son réquisitoire, a requis la prison à perpétuité soutient que les faits sont assez constants pour que l’accusé soit condamné. Le magistrat du parquet a soutenu que l’accusé a reconnu les faits à l’enquête préliminaire comme chez le magistrat instructeur pour aujourd’hui, vouloir se rétracter. Ces dénégations de dernière minute, estime le parquetier ne saurait prospérer, suffisant pour qu’il demande à ce qu’il soit retenu contre l’accusé les charges pour lesquelles il est poursuivi et le maintenir dans les liens de la détention pour une peine de prison à perpétuité.

La défense, prenant le contre-pied du parquet demande à la cour de se fier à l’article 414 et 415 du code qui dit que le juge doit fonder son intime conviction sur les débats qui se sont tenus devant la barre. Et dans ce cas d’espèce, il est aussi difficile d’établir la culpabilité de l’accusé du moment où, même les témoins ont dit ne pas le voir surgir avec un couteau pour tuer la victime. C’est pourquoi, elle a demandé la relaxe pure et simple de son client au bénéfice du doute ou pire, qualifier les faits de coup mortel sans avoir l’intention de donner la mort.

La cour, statuant en premier ressort de manière public et contradictoire, a infligé une peine de 7 ans d’emprisonnement ferme contre Bocar Diome en plus d’une amende de 14 millions de francs qu’il doit verser à la famille de la victime.

Par Abdoulaye Fall / www.tambacounda.info /

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