Tambacounda : manque de spécialistes, dettes non remboursées par la CMU, le Sutsas alerte et menace.

 

 

Les travailleurs de la santé affiliés au syndicat unique des travailleurs de la santé (Sutsas) sont en ordre de bataille. Très remontés contre la situation que vit l’hôpital régional qui manque de presque toutes les spécialités et très en colère contre le non remboursement de la dette due par l’agence de la Cmu aux structures, les travailleurs lancent une alerte et menacent de paralyser le système et d’en découdre avec la tutelle si, rien n’est fait d’ici peu.

N’eût été l’intervention du ministre Sidiki Kaba qui les a convaincus de ne pas battre le macadam ce samedi, les blouses blanches étaient déjà sur le point de se faire entendre. Regroupés devant le dispensaire municipal et fins prêts à arpenter les rues et ruelles de la ville, ils ont été calmés par le ministre Sidiki Kaba qui leur a promis d’être leur interlocuteur et de transmettre à qui de droit leurs revendications. Les blouses blanches exigent le paiement de la dette due aux structures de santé par l’agence de la cmu mais aussi et surtout, le dotation de l’hôpital régional en personnel qualifié sans quoi, alertent la bande à Mamadou Gaye, secrétaire de l’union régionale, ils paralyseront tout le système de santé dans la région. Pour Alassane Touré de la section communale du Sutsas, il n’est plus question qu’en ce 21éme siècle, un hôpital du niveau de celui de Tamba puisse manquer de certaines spécialités. En ce moment, informe-t-il, il n’y a ni chirurgien, ni pédiatre, ni anesthésiste. Pour ce qui d’un gynécologue, il va falloir aller en chercher car, le seul dont disposait la région a démissionné, préférant aller monnayer ses talents dans le privé. Cette situation est inquiétante et va à l’encontre du bien-être des populations, se désolent les protestataires. « Nous ne pouvons plus continuer d’attendre pendant que les maladies elles, n’attendent pas », fulmine Touré. Il est temps qu’une solution soit trouvée à ce phénomène, alerte le syndicaliste.

250 millions de dette.

Pour ce qui est de la dette due aux structures de santé par l’agence de la Cmu, elle est maintenant énorme. L’agence doit des centaines de millions aux structures, se désole Alassane Touré. Aujourd’hui, toutes les structures sont presque à genou, du fait de la dette. Il n’y a même plus de médicaments dans les pharmacies, fulmine-t-il, non sans insister qu’ils filent droit vers la faillite, si rien n’est tenter. Actuellement, nous sommes obligés de recevoir les enfants pour la gratuité des tickets de consultation. Cependant aussi, nous sommes obligés de leur prescrire des médicaments dont seules les officines privés disposent car, dans nos dépôts, nous n’en disposons plus, se désole, le jeune syndicaliste. Il faut que l’état réagisse face à cette situation, pendant qu’il est encore temps, renchérit le régional du Sutsas. Mamadou Gaye clarifie, aujourd’hui, nous avons suspendu la marche qui était en vue pour faire honneur au ministre Sidiki Kaba qui a promis de transmettre à qui de droit nos doléances. Toutefois, alerte-t-il, d’ici quelques temps, si aucune amélioration n’est constatée, nous resurgirons et cette fois-ci, de manière plus forte et, rien ne saura nous arrêter martèle la blouse blanche en chef du Sutsas.

Abdoulaye Fall / www.tambacounda.info /

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