Grand prix du chef de l’Etat, quatre micros entreprises rurales du Sénégal Oriental encadrées par le Padaer primées.

Le 8 mars a été l’occasion par la tutelle pour primer des femmes qui se sont distinguées dans la promotion de la richesse à travers leurs nombreuses activités économiques. Certes la région naturelle n’a pas remporté le premier prix mais, quatre micros entreprises rurales des régions de Tambacounda et Kédougou ont remporté des prix d’encouragement et deux d’entre elles ont bénéficié de financements dans le cadre du crédit pour femmes.

Mariama Diallo, la patronne du GIE « Mougnal » de Salémata, Oumy Ngom, du réseau « Ceesiry » de Tambacounda ont grappillé le prix d’encouragement avec pour chacune une enveloppe de 500 000 FCFA. Oumy Ngom bénéficiera aussi d’un financement dans le cadre du crédit pour femmes de 10.186 000 FCFA et la présidente Adja Bâ de « Nafooré » qui est aussi dans le portefeuille du PADAER s’est vue octroyer un financement, toujours dans le cadre du crédit pour femmes, d’un peu plus de 6 000 000 de FCFA. Quant à la dame Sira Fofana dirigeant le GIE « Moussoo Djigui» de Goudiry, elle a été décorée en tant que pionnière, elle comme Dieynaba Sidibé du Dirfel, et c’était à l’occasion de la journée du 8 mars dont la célébration a eu pour cadre le stade Iba Mar Diop.

Ces organisations économiques font partie de la centaine de micros entreprises rurales appuyées par le PADAER, et les 62% sont dirigées par des femmes. Elles ont en effet bénéficié de plusieurs sessions de   formation sur les techniques de transformation des céréales, l’éducation financière, l’agriculture bio, la normalisation, l’étiquetage, les bonnes pratiques d’hygiène, la traçabilité, la formalisation. Elles ont aussi été sensibilisées sur la législation commerciale et la formalisation de micro entreprises rurales femmes

Le PADAER a aussi tenu en leur faveur des visites d’échanges (une visite d’échange sur les pratiques et connaissances de la cuisine en Colombie, le moteur du développement territorial et  à la Fiara en 2017).

Ne voulant guère s’arrêter en si bon chemin, le PADAER a contribué à la participation aux foires et techno foires comme la Fiara de Dakar et la Techno foire de Kédougou, ce qui leur a permis d’exposer  des produits agricoles et forestiers (fruits et légumes, sirop, «nététou» en poudre, poudre de baobab, beurre de Karité, fonio précuit, brisures de mil, de maïs, couscous, arraw de mil, etc.) et de réaliser des chiffres d’affaires importants, tout comme de nouer beaucoup de contacts de partenariats afin d’obtenir des commandes importantes.

L’autre important appui du PADAER est relatif à l’appui à la mise en place de réseaux dans le domaine du fonio avec le Réseau des acteurs de la filière fonio (Raff) et le Réseau Sénégalais du Baobab (Resbaobab). Il s’y ajoute l’appui à 65 micros entreprises rurales agroalimentaires dans l’accès aux marchés avec une conception des logos, de marques, d’étiquettes personnalisées et une livraison de 510 000 d’emballages respectant toutes les normes requises en la matière. Plus de 200 000 emballages et étiquettes sont mis à à leur disposition.

Dans les perspectives, l’on retiendra     la construction, l’équipement et les réhabilitations de 15 projets de femmes par des subventions (dont 100% des constructions et aménagements pour les femmes), la poursuite du renforcement des réseaux des micros entreprises rurales pour l’accès aux emballages et aux marchés de valeur, la finalisation du packaging des micro entreprises agroalimentaires et le renforcement des capacités en éducation financière et gestion comptable.


Témoignages des récipiendaires.

Pour la présidente du réseau Ceesiry, « l’accompagnement du PADAER doit se poursuivre en se consolidant. Cela doit permettre à d’autres femmes de la région d’entrer dans les bonnes grâces du programme et de rendre effective l’autonomisation tant recherchée des femmes ».

Mariama Diallo du GIE « Mougnal » de Salémata s’est aussi vivement félicitée de compagnonnage avec le PADAER. « Si j’ai pu remporter le grand prix du chef de l’Etat, je le dois au PADAER qui m’a grandement outillé à cet effet car, il n’est pas donné à n’importe qui d’entrer dans la compétition, il y a des exigences à satisfaire. J’ai d’autres partenaires mais, je dois à la vérité de dire que le PADAER est de loin le meilleur car, il a valorisé le karité dans lequel j’excelle. Aujourd’hui, les marchés nationaux et internationaux me sont ouverts, et avec mon unité de transformation je produis de grandes quantités qui me valent le titre de championne du Sénégal en karité. Je ne saurai jamais assez remercier le PADAER, regarde mes emballages et mes produits, tous me rapportent que je suis effectivement appuyé par un grand projet, et ce projet est bien le PADAER », a-t-elle relaté sous son stand.

Boubacar Dembo TAMBA / www.tambacounda.info /

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