Kidira: lutte contre les foyers d’influenza aviaire hautement pathogène, le Sénégal et le Mali ont peaufiné un plan de prévention et éventuellement de riposte.

 

Dans le cadre de la lutte contre les foyers d’influenza aviaire hautement pathogène ( Iahp), un exercice conjoint de simulation sur le terrain pour mieux renforcer le contrôle au niveau des frontières, est initié par le Sénégal et le Mali. Présidé par le ministre en charge de l’élevage, il s’agit, explique Aminata Mbengue Ndiaye, de conjuguer les efforts pour   tester, si le dispositif mis en place par les deux états pour éventuellement faire face au phénomène, fonctionne comme il se doit.

Le Sénégal et le Mali veulent barrer la route à la grippe aviaire. Pendant 5 jours, autorités sénégalaises et maliennes travailleront à barrer la route à la maladie. Elles ont à cet effet, initié un plan de prévention et éventuellement de riposte, contre les Iahp.

Lancée à Kidira, à la frontière entre le Sénégal et le Mali, la cérémonie a vu la participation de plusieurs autorités sénégalaises comme maliennes ( près d’une certaine) qui sont concernées par le phénomène.

 Il s’agit d’un exercice conjoint de simulation sur le terrain pour mieux renforcer le contrôle de foyers d’influenza aviaire hautement pathogène au niveau de la frontière entre les deux états. Même si le Mali et le Sénégal restent jusque-là parmi les pays de l’Afrique de l’ouest non encore touchés par le phénomène, Mme le ministre de l’élevage soutient qu’il demeure fondamental, de maintenir la surveillance d’autant plus que la sous-région reste très touchée. D’ailleurs, se félicite-t-elle, c’est une belle initiative prise ici par la Fao et l’Usaid, d’organiser cet important et stratégique exercice de simulation sur l’influenza aviaire hautement pathogène qui est une maladie animale transfrontalière et zoonotique. Poursuivant, l’éleveuse en chef soutient que dans un contexte de globalisation des échanges des animaux et des produits animaux, les changements climatiques et les contacts entre les animaux et l’homme, multiplient les risques de propagation des pathogènes favorisant l’émergence de zoonoses. C’est pourquoi, le développement de l’élevage exige aujourd’hui, une surveillance épidémiologique intégrée. Il implique aussi une prévention et un contrôle harmonisés et coordonnés des maladies à fort impact sanitaire et économique, à l’interface homme-animal-environnement, aux niveaux national et régional. Consciente de la gravité de la maladie pour la santé de l’homme et des animaux, elle a loué la stratégie de la prévention et de contrôle mise en place par les deux états. Selon elle, elle reste axée sur, l’interdiction de l’importation de viande de volailles, d’œufs de consommation, sur le renforcement de la vigilance aux frontières, entre autres mesures. En perspective, ajoute le ministre, dans le cadre l’approche “une seule santé” développée par l’Alliance OIE-FAO et l’OMS, notre pays va mieux renforcer ses actions dans la lutte. D’ailleurs, se félicite-t-il, un plan d’actions actualisé est conçu grâce au concours de la Fao.

Les autorités maliennes se sont eux aussi dits satisfaites de l’exercice, tout bénéfique pour les deux populations qui forment un seul peuple. A leur niveau, rassure le maire de Diboli au Mali, elles promettent une franche collaboration et tout l’appui nécessaire.

Le représentant de la Fao dans si. Allocution, a reconnu la gravité de la maladie et ses lourdes conséquences sur la volaille. Toutefois, elle continue de faire courir des risques dans les deux pays. C’est pourquoi, il a dit salué la conjugaison des efforts pour se prévenir des  Iahp. Terminant ses propos, il a réitéré tout le soutien de son organisme aux deux états, pour mieux barrer la route à la maladie.

Abdoulaye Fall / www.tambacounda.info /

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