Flux migratoires mixtes au Sénégal : Mettre fin aux périls par la sensibilisation

 

La Croix rouge sénégalaise et l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (Unchr) ont lancé le projet de sensibilisation et d’assistance des personnes impliquées dans les flux migratoires mixtes au Sénégal. Le projet pilote concerne les régions de Dakar, Saint-Louis et Tambacounda, pour une période de six mois.

Selon les chiffres de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (Unchr), entre 2 et 3% de la population de l’Afrique de l’Ouest, soit 8,66 millions d’individus, sont concernés, chaque année, par la mobilité. Et le Sénégal n’y échappe pas. Pour y apporter des réponses adéquates, la Croix Rouge sénégalaise et l’Unchr ont lancé un projet pilote de sensibilisation et d’assistance des personnes impliquées dans les flux migratoires mixtes au Sénégal. D’après Ibrahima Dramé, coordonnateur national du projet, il s’agit de « soutenir le plaidoyer pour une meilleure prise en compte des besoins des migrants dans les politiques nationales et locales de développement ». Donc sensibiliser. Pour ce faire, toutes les composantes de la société ont le devoir d’apporter leur contribution.

Expliquant le projet, M. Dramé confie que « quand on parle de migrations mixtes, ce sont les personnes immigrées, les retournées, les migrants en transit, les potentiels migrants, les réfugiés, etc. ». La sensibilisation, par des activités d’information, d’éducation et de communication pour le changement de comportement, est portée par des volontaires à travers des visites à domicile et des émissions à la radio.

« Aussi, allons-nous organiser, à l’intention des autorités administratives et coutumières, des ateliers dans le dessein de porter le plaidoyer dans les communautés. C’est dans ce cadre que s’inscrivent les ateliers régionaux de plaidoyer qui permettront de visiter les actions développées jusque-là par les partenaires, mais aussi les perspectives d’intervention au profit des migrants », fait-il savoir. Aujourd’hui, le Sénégal n’est pas épargné par ce fléau. En effet, ils sont encore des milliers à braver les frontières terrestres et la mer, au péril de leur vie. Pour Elhadji Abdou Karim Cissé, de la délégation des Sénégalais de l’extérieur, « rien qu’en 2017, près de 3.000 migrants sénégalais venant de Libye ont été accueillis ».

C’est pourquoi, dit-il, la prise en charge psychosociale est importante. Mais, il faut être conscient que le nœud du problème reste le manque d’emploi. Devons-nous essayer de mettre en place des projets qui les retiennent chez eux, avec des programmes comme le Prodac, l’Anida, etc. « Il faut leur faire comprendre que l’immigration n’est pas forcément la solution », soutient M. Cisssé. Ce que partage le coordonnateur du projet avant de mettre l’accent sur la prise en charge psychosociale. « Celui qui part nourrit des rêves. S’il ne les réalise pas, il est, psychologiquement, abattu. Et même celui qui est revenu avec de l’argent peut être en manque de repères sociaux. C’est pourquoi ce volet est assez important », estime-t-il.

lesoleil.sn /

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