La journée internationale de la fille célébrée à Tambacounda

 

Tambacounda a, à l’instar de beaucoup d’autres localités dans le monde, a célébré la journée internationale de la fille. L’occasion a été mise à profit pour passer en revue la situation de cette frange de la société qui selon beaucoup d’intervenants, mérite davantage de soutien et d’assistance.

La situation de la fille dans le pays de manière générale et plus spécifiquement à Tambacounda, connaît des difficultés. Beaucoup de contraintes plombent son développement, note-t-on.

Selon Moussa, représentant de l’Unfpa, le mariage d’enfants fait partie des problèmes faisant particulièrement obstacle au progrès des filles. Poursuivant, il alerte, la situation est préoccupante en Afrique avec environ, 125 millions de filles, mariées avant l’âge de 18 ans. D’ici 2050, se désole-t-il, le nombre de filles-épouses, risque de doubler. Et les conséquences seront qu’elles vont être privées d’éducation et exposées aux violences physiques et sexuelles, explique-t-il, non sans oublier le fait de mettre au monde des enfants avant d’y être préparées physiquement et émotionnellement. Pour ce qui des mutilations génitales, plus de 130 millions de filles et de femmes sont déjà victimes. Chaque année, informe, le représentant de l’Unfpa, 3 millions de filles subissent la pratique. Dans notre pays, ce sont les adolescentes qui paient le plus lourd tribut. A l’en croire, 629 décès maternels sont enregistrés sur 100 mille naissance sur l’ensemble du pays alors que la moyenne nationale est de 236 décès  maternels sur 100 mille naissance.

Selon toujours, Moussa Faye de l’Unfpa, les filles sont également victimes de  grossesses précoces, de violences basées sur le genre et d’autres pratiques néfastes.

Beaucoup de problèmes à Tambacounda.

 Le taux de prévalence de l’excision chez les filles âgées de moins de 15 ans est de 14%. A Tambacounda, il est de 44% en 2017 contre 4% de plus en 2018, se désole, le représentant de l’Unfpa. Pis, laisse entendre M. Faye, si au niveau national, 16% des adolescentes de 15-19 ans ont déjà commencé leur vie procréative, c’est presque le double à Tambacounda, avec 30% noté. C’est pourquoi, soutient-il, des efforts doivent être faits en faveur des filles. Elles ont droit à une vie sûre comme le stipule d’ailleurs le thème de cette année qui parle “des espaces sûrs pour les filles”. Les filles ont le droit à une bonne santé et à une éducation de qualité. Ce sont les investissements faits sur elles, qui vont façonner leurs vies et l’avenir du monde, martèle, Faye. Les filles sont sont les mères de demain, les entrepreneurs, investir dans leur autonomisation et leur participation active au développement, est l’investissement le plus avisé pour arriver à la capture du dividende démographique”, conseille le représentant de l’Unfpa qui a peint un tableau sombre de la région.

Abdoulaye Fall / www.tambacounda.info /

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