Kédougou: Promouvoir des entrepreneurs locaux “agressifs”, un crédo à SGO.

 

 

Partager une partie de ses bénéfices avec les communautés hôtes est une philosophie à SGO qui fait des émules chez de jeunes entrepreneurs de la région de Kédougou. Certains d’entre eux ont été outillés et familiarisés aux standards de la compagnie et, de nos jours, ils commencent tant bien que mal à marquer leur territoire en profitant des énormes opportunités économiques qu’offrent les mines. Tamabcounda.info s’est intéressé au cas du GIE de Gora qui cherche à se frayer un passage dans le monde pas facile des transports, à partir du bus flambant neuf que lui a acheté SGO.

Le fait est suffisamment rare pour ne guère être souligné : l’érudit de Diakhaling, qui ne sortait que les vendredis saints, a tenu à ne point se faire raconter la cérémonie officielle de remise des clefs du bus au président du GIE de Gora (le nom donné à la mine qu’exploitait SGO dans le secteur de Diakhaling). Le marabout Bambo Cissokho a béni la compagnie, son inoxydable directeur des relations communautaires, les populations de la contrée et le pays. Les femmes et les enfants ont chanté et dansé. Les hommes nous avaient rabâché à l’oreille qu’il venaient de se rendre compte qu’il y avait d’autres possibilités de faire reculer les barrières de la pauvreté.

Depuis lors, le luxueux véhicule n’a opéré qu’une seule sortie, celle consistant à transporter les pèlerins issus des 9 villages impactés par les opérations de SGO. « L’entreprise a casqué 1’100’000 FCFA », nous a confié Mamadou Lamine Cissokho, le président du GIE de Gora qui polarise, outre Diakhaling, les villages de Kéniékéniébanding, Tourokhoto, Bouroumbouroung, Kobokhoto et Diégoune et puis, plus rien.

SGO, à en croire Issa Dabo, le directeur des relations communautaires, le concepteur de toutes ces belles initiatives, voulait faire enregistrer le bus dans la flotte de la compagnie de Transport avec laquelle elle a paraphé un contrat, ou gérer la chose à l’interne en recrutant un chauffeur, en prenant en charge l’entretien du véhicule, en payant le coût de la location et le carburant mais, que ces formules nécessitaient des procédures pas généralement faciles et qui, par voie de conséquence, prenaient du temps.

« Pour ne pas justement faire perdre du temps, donc des espèces sonnantes et trébuchantes au GIE de Gora, nous lui avons suggéré de chercher des clients le temps pour nous de poursuivre la réflexion sur la mise en œuvre de nos formules », nous a confié Issa Dabo, non sans affirmer que ce qui, à SGO, est pratiquement un crédo, « c’est de promouvoir de la richesse à travers des entrepreneurs suffisamment agressifs car notre ambition est d’inciter les membres du GIE de Gora à devenir une très grande compagnie de transport apte à capter la plupart des marchés qui commencent à prospérer dans la région ».

Cet appel de M. Dabo n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd car, le président du GIE de Gora signifiera que le bus fera des rotations à Touba dans la perspective du Magal et qu’un dossier a été introduit auprès d’une compagnie minière de la place pour la location du bus. Mamadou Lamine Cissokho laissera entendre qu’il va falloir rentabiliser le bus dont l’assurance annuelle a coûté à son organisation économique la rondelette somme de 5’000’000 de nos francs. « Une chose est et demeure indubitable, c’est que nous nous organisons en conséquence, en termes de renforcement de capacité surtout, pour remplir les conditions de performance et devenir une grande compagnie de transport, avec toujours le concours de SGO que nous ne saurons jamais assez remercier pour avoir grandement contribué à apporter des mutations qualitatives dans notre existence ».

SGO et les communautés poursuivent leur compagnonnage, un beau compagnonnage qui hisse l’entreprise au rang de celles qui ont de belles et bonnes pratiques à vulgariser.

Boubacar Dembo TAMBA / www.tambacounda.info /

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