Attentats de Paris: Quand «Pouchos pouchos» complotait sur Facebook

 

C’est dans un cybercafé de Molenbeek, en Belgique, que Salah et Brahim Abdeslam ont commencé à préparer les attentats du 13-Novembre. Trois ans jour pour jour après les attaques qui ont fait 130 morts et plus de 400 blessés, «L’Express» révèle que les terroristes se sont servis de Facebook pour échafauder leur plan. Entre novembre 2014 et janvier 2015, plusieurs faux comptes ont été créés, à partir d’une seule et même adresse IP, par les deux frères et d’autres potes jihadistes.

C’est sous le pseudonyme «Pouchos pouchos» que Salah Abdeslam est entré en contact avec plusieurs complices. Il a notamment fait une demande d’amitié à un certain «Abou Omar al-Belgiki», qui n’était autre qu’Abdelhamid Abaaoud, ami d’enfance du jeune homme et coordinateur opérationnel des attentats de Paris. Peut-être par prudence, Abaaoud, qui se trouvait en Syrie depuis plus d’un an, n’a pas répondu à cette demande. Son petit frère Younes, alias «Mansourtje Soussi», a également laissé les sollicitations d’Abdeslam sans réponse.

Bref séjour en Syrie

Salah Abdeslam a par contre échangé avec un certain «Raphaël Schott» pendant cinq jours, du 14 au 18 janvier. Il s’agissait en fait de son frère Brahim, qui se fera exploser dans un bar parisien le soir du 13 novembre, sans faire d’autres victimes. On ignore quelle était la nature des informations qu’ont partagées les Abdeslam. Ce que l’on sait en revanche, c’est que Brahim a quitté la Belgique pour la Syrie le 27 janvier 2015. Il y est resté jusqu’au 7 février, après avoir appris à tirer à la kalachnikov et à manier des explosifs.

Selon «L’Express», les Abdeslam étaient également en contact sur Facebook avec «Rachid Bourriche», alias Ahmed Dahmani. Ce jeune homme de 28 ans est actuellement détenu en Turquie, où il purge une peine de 10 ans de prison. Il avait été arrêté le 21 novembre 2015 alors qu’il tentait de se rendre en Syrie.

(joc)

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