Kédougou: Macky Sall inaugure vendredi à Mako la deuxième usine d’exploitation de l’or du pays

 

Ce projet aurifère de Mako, propriété de Petewol Mining Company (PMC), du groupe Toro Gold Ltd, tenait à cœur les pouvoirs publics centraux, eux qui ont inscrit en bonne et due place dans le PSE, l’apport des ressources extractives du pays. Eh bien c’est désormais chose faite, la mine d’or de Mako est entrée en production cette année et durant les six premières années, 137 000 onces du métal précieux seront exploités. Ce vendredi, c’est Macky Sall « himself » qui procèdera à son inauguration officielle.

« Le projet Mako consiste au développement d’un gisement d’or par une société d’exploitation de droit sénégalais dénommée « Petowal Mining Company (PMC) S.A, dans la commune de Tomboronkoto, département de Kédougou, région de Kédougou ». Il est l’un des rares au monde à être coincé entre une réserve de biosphère (parc national du Niokolo Koba) et un fleuve (le fleuve Gambie). Mais, « L’infrastructure du site est compacte, ce qui réduit les impacts environnementaux et sociaux », rassure-t-on du côté de la compagnie où l’on érige en sacerdoce un engagement à « parvenir à l’absence de perte nette sur la biodiversité en compensant les pertes découlant des impacts résiduels du projet et l’application de la hiérarchie d’atténuation des impacts selon la norme de performance 6 de la SFI : éviter, minimiser, réhabiliter et compenser ».

En termes de compensation justement, l’on soutient à PMC qu’il est conçu et progressivement mis en œuvre « un programme qui générera des gains pour la biodiversité dans le paysage écologique entourant le projet, notamment dans les territoires de la commune de Tomboronkoto et dans le Parc du Niokolo Koba », et parmi les activités phares, il est relevé la « planification participative de l’utilisation des terres et des ressources avec les communautés, la protection et l’amélioration des habitats d’espèces prioritaires à travers un dispositif de surveillance intensive et un système de monitoring adapté et efficace, la réhabilitation des habitats dégradés, les plans de gestion communautaires des ressources naturelles et l’éducation et la sensibilisation des communautés ».

Le Contenu local, un crédo à PMC

« PMC s’est engagé à maximiser de manière durable les impacts positifs sur l’économie locale tout en réduisant les risques et les coûts d’exploitation du projet »,lit-on dans un document parvenu à notre rédaction et, sous ce rapport, l’entreprise a mis en place un fonds d’investissement social et environnemental, histoire de « maximiser les résultats de développement économique et social pour les communautés autour du projet » et cela est « le fruit d’une vision bien articulée et partagée de l’avenir que la compagnie, les communautés et le gouvernement veulent atteindre », indique-t-on. A la question de savoir quelle est le mobile principal de la mise en place d’un tel fonds, l’on répondra que « la finalité de la stratégie est de veiller à ce que les interventions prévues, soient alignées sur les priorités de développement des collectivités territoriales ». Par voie de conséquence, «  chaque année PMC allouera une enveloppe dont le pourcentage varie entre 0,25% et 0,5 % de son chiffre d’affaire net aux collectivités territoriales de sa zone d’influence qui ont en charge, du point de vue de la législation, de la planification et de la conception et de l’impulsion, la politique de développement », la loi portant code minier parle de « fonds de développement local ».

Entre PMC et les communautés hôtes, c’est comme entre un arbre et l’écorce, du moins pour le moment.

Dans la philosophie de PMC aussi, un environnement social stable et des relations fluides et mutuellement bénéfiques avec les communautés hôtes est un gage de succès du projet. Pour ce faire, « la société tient des réunions régulières mensuelles avec un comité consultatif local dénommé Groupe de Contact composé de chefs de villages, de représentants des femmes et des jeunes qui ont été élus par leurs villages », souligne-t-on avant de poursuivre que « l’apport du groupe de contact a été inestimable pour la compréhension des enjeux locaux, l’optimisation de la conception du projet et son alignement à sa politique de gestion des impacts, tout comme les activités d’investissement avec les besoins et les aspirations de la communauté ».

Les activités de consultation sont renforcées par des visites de courtoisie routinières aux villages impactés par le projet et aux autorités locales et administratives.

Un principe sacro sain de partage des bénéfices

« PMC s’engage à partager avec les communautés les avantages induits par ses activités et de laisser un héritage positif qui s’étalera au-delà de la fermeture de la mine. A travers notre politique RSE, les collectivités d’accueil bénéficient d’emplois, de formation et de perfectionnement des compétences, l’essor des entreprises locales et l’amélioration de l’accès aux infrastructures de base et services est devenu une réalité », relève-t-on. Il est aussi indiqué qu’ «  à l’apogée de la phase de construction, le projet Mako a employé plus de 1 300 personnes dont 90 % sont des sénégalais et parmi eux, 35 % proviennent de la commune de Tomboronkoto. En fin octobre 2018, l’effectif est passé à 1079 employés dont 92% sont des Sénégalais et parmi eux, 38 % sont issus de la commune de Tomboronkoto et 64 % de la région de Kédougou. PMC est parvenu à ce niveau par le biais de l’application stricte d’une politique préférentielle pour l’emploi local ».

Ce vendredi, c’est le Président du Conseil d’Administration qui accueillera le Président de la République qui procèdera à l’inauguration officielle du deuxième projet d’exploitation industrielle de l’or du pays.

Synthèse de Boubacar Dembo TAMBA / www.tambacounda.info /

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