France «Gilets jaunes»: succès fulgurant pour la pétition

 

Lancée fin mai par Priscillia Ludosky, vendeuse de cosmétiques en Seine-et-Marne, la pétition «pour une baisse des prix du carburant à la pompe» a connu un succès fulgurant depuis fin octobre, après avoir été relayée sur les réseaux sociaux dans le cadre du mouvement des «gilets jaunes» et avoir fait l’objet d’articles de presse. Elle a dépassé ce jeudi soir le million de signataires sur la plateforme change.org.

 

C’est la deuxième pétition la plus signée depuis l’ouverture en 2012 de la plateforme change.org en France, derrière la pétition «Loi travail, non merci» (1,3 million) lancée en 2016 par Caroline de Haas.

Priscillia Ludosky, reçue mardi soir par le ministre de la Transition écologique François de Rugy, avec un autre initiateur du mouvement des «gilets jaunes», avait indiqué la semaine dernière à l’AFP que l’idée de lancer cette pétition était «venue du simple constat que ma facture augmentait».

Pétition lancée par une citoyenne

«J’ai voulu savoir pourquoi. Une recherche en a amené une autre, et j’ai trouvé que l’explication donnée par le gouvernement n’était pas très cohérente. J’ai voulu partager mon questionnement, avec les automobilistes pour voir s’ils se sentaient aussi concernés que moi et aussi m’adresser au ministère pour avoir des réponses», ajoutait-elle.

Change.org souligne que certaines pétitions internationales dépassent plusieurs millions de signataires. Mais «dans le cas de la pétition sur les prix du carburant, ce qui est exceptionnel, c’est que le mouvement a été lancé par une citoyenne éloignée de tout parti politique, syndicat ou association», a commenté Sarah Durieux, directrice France de change.org, dans un communiqué.

Lancée en 2007, change.org est une plateforme mondiale de pétitions, utilisée dans 196 pays.

(nxp/afp)

Laisser un commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent. La rédaction

  • (ne sera pas publié)

*