«Gilets jaunes» Chaos à Paris, l’état d’urgence est évoqué

 

Voitures brûlées, bâtiments incendiés, vitrines brisées : Paris se réveille après le chaos. 133 personnes ont été blessées, dont 23 membres des forces de l’ordre. Celles-ci ont procédé à 412 interpellations et 378 personnes ont été placées en garde à vue.

Toute la journée de samedi, Paris a été le théâtre d’importantes violences urbaines dans l’ouest et le centre de la capitale. Emmanuel Macron réunit une partie de son gouvernement en urgence ce dimanche. Cette réunion doit avoir lieu à 12h30.

Le gouvernement étudie toutes les options pour éviter de nouvelles scènes d’émeutes y compris la piste de l’instauration de l’état d’urgence, a déclaré dimanche le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveau, sur Europe 1. «Il faut réfléchir aux mesures qu’on peut prendre.»

«Christophe Castaner a évoqué l’état d’urgence. Il a y une réunion tout à l’heure avec le président de la République, le premier ministre et le ministre de l’Intérieur pour faire d’abord un bilan de la journée d’hier et voir quelles sont les mesures que nous pourrions prendre pour éviter cela. Il n’est pas question que chaque week-end devienne un rendez-vous et un rituel de la violence.»

«Porte de sortie»

Un groupe des «Gilets jaunes», parmi lesquels des figures de proue du mouvement, ont souhaité dimanche se présenter comme porte-parole autour d’un «projet viable et crédible» qui offrirait au gouvernement «une porte de sortie à la crise».

«Nous formons un groupe de citoyens engagés qui constitue une représentation honnête de la France qui souffre et se sent délaissée. Nous voulons être les porte-parole d?une colère constructive», écrivent dans le Journal du dimanche dix «Gilets jaunes» qui se sont donnés pour nom les «Gilets jaunes libres».

«Loin de toute radicalisation et en accord avec les 80% de Français qui nous soutiennent, construisons un projet viable et crédible, dans l?intérêt de tous» qui se fasse «dans le respect des institutions de la Vème République, de l’ordre public, des biens et des personnes». «Soyons responsables», ajoutent-ils.

Une voix au Parlement

Ils demandent l’ouverture d’états généraux de la fiscalité, d’une conférence sociale nationale ainsi que d’assises «territoires et mobilité» qui prendront la forme de débats régionaux. Ils réclament l’organisation de référendums réguliers sur les grandes orientations sociales et sociétales du pays.

L’adoption du scrutin proportionnel pour les élections législatives doit permettre une meilleure représentation de la population au Parlement. «En outre, et de manière immédiate et sans condition, nous demandons le gel de la hausse des taxes sur les carburants et l’annulation de l’alourdissement du contrôle technique automobile», ajoutent-ils.

«Soucieux du respect des institutions et du dialogue social, nous condamnons toutes les formes de violence. Mais nous estimons que le gouvernement ne doit pas répondre à la colère par l’orgueil d’une politique sans issue.» Ils disent se tenir «à la disposition du Premier ministre pour un premier rendez-vous».

(nxp/afp)

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