Kothiary: la 12e édition de la journée internationale de la jeune fille célébrée

 

C’est la première fois que l’Inspection d’Académie de Tambacounda décentralise l’organisation de cette journée qui, au niveau national est célébrée dans toutes les Académies à partir de la fourchette du 11 novembre et 05 décembre 2018.

Madame Diarra née Marie Françoise Diouf, Responsable du Bureau Genre de souligner qu’il y a deux raisons principales qui ont permis de porter le choix sur le Lycée de Kothiary pour l’organisation de l’événement. D’abord, il s’agit de mieux sensibiliser les communautés puisque l’essentiel des problèmes liés à l’éducation des filles sont constatés dans les zones rurales. Et ensuite l’appréciation positive de l’équipe pédagogique du lycée de Kothiary  d’où est venue la miss mathématiques régionale et la quatrième au niveau national, c’est la nommée Adama Awa Ba élève en classe de 4ème en 2018. L’Académie, dans son histoire n’a jamais réalisé ce record. En fin, la troisième et dernière raison, c’est d’encourager les filles de cet établissement à mieux embrasser les filières scientifiques et à y exceller pour que dans l’avenir qu’elles puissent occuper des postes hautement scientifiques dans ce pays.

Ainsi pour la meilleure prise en compte de l’éducation des filles, les panélistes, Monsieur Mouride Dabo, professeur d’Histoire et de Géographie ainsi que Madame Diallo née Salimata Diao, professeur d’anglais audit lycée à travers le thème qu’ils ont eu à développer par rapport à cela étaient vraiment à la hauteur. De la maison jusqu’à l’école en passant par la rue la jeune fille doit être bien encadrée. C’est dire que les parents, les professeurs et la société ont un rôle capital à jouer dans la réussite de la jeune fille à l’école. Même la jeune fille doit au premier chef avoir un bon comportement si elle veut échapper de certaines tentatives nuisibles de la vie qui peuvent impacter négativement dans ses études. Il s’agit entre autres les mariages d’enfants, les grossesses précoces, certains films mal intentionnés, la manipulation de portables à des fins non rentables à leur enseignements/apprentissages, le port d’habit indécent, le phénomène des crises épilepsies fréquent au lycée empêche les filles qui sont victimes de suivre correctement les enseignements/apprentissages, etc. Toutefois des doléances ont été évoquées allant dans le sens de l’amélioration des conditions d’études dans cet établissement. Il s’agit de la construction d’une bibliothèque moderne et l’équiper en livres, doter de l’établissement d’un nombre suffisant de tables bancs, terminer la construction des quatre salles de classe, construire un Centre de Formation Professionnel à Kothiary pour recaser les jeunes filles qui n’ont pas la chance de continuer leurs études au lycée. Avec ce centre elles pourront apprendre le métier de restauration, de coiffure, de la coupe, etc. L’achèvement de la construction de l’Université du Sénégal Orientale a été aussi au centre des débats. Les parents d’élèves l’ont souligné avec exigence.

En prenant la parole, le proviseur dudit lycée Monsieur Fodé Camara a remercié entre autres les Autorités Académiques qui ont bien voulu porté leur choix sur son lycée l’une des activités phares de l’Institution régionale, les autorités locales, les parents d’élèves, les élèves eux-mêmes, les partenaires de son établissement pour leur appui sans faille. M. Camara de rappeler que 130 millions de filles ne vont pas à l’école d’après un chiffre avancé par l’UNESCO, précise t-il. Cette situation ne relève pas de la volonté de ces filles mais tout simplement parce qu’elles n’ont pas la possibilité, a-t-il ajouté. Il a aussi salué la politique éducative mise en place par l’Etat du Sénégal qui permet à tout enfant en âge d’aller à l’école de s’y rendre notamment les jeunes filles. A cet effet, M. Camara de dire que le Taux Brut de Scolarisation est en faveur des filles, s’il n’en abuse, histoire de rappeler que le taux de fréquentation des filles à l’école est important et c’est à ne pas négliger. C’est un travail de toute une équipe au sein du lycée qui a valu les bons résultats qu’on est en train de fêter aujourd’hui, pour paraphraser le Proviseur Camara. Ce dernier de faire savoir que le lycée de Kothiary s’est classé premier au niveau régional à l’issue des résultats du Baccalauréat de 2018 avec 52.30% et 02 mentions assez bien.

Quant à l’Inspecteur Amadou Tidiane Sy, chargé du cycle fondamental, venu représenter l’Inspecteur d’Académie empêché, de souligner que le Ministère de l’Education Nationale a retenu cette année, ce thème, cité ci-dessus. Ce choix est guidé par l’impérieuse nécessité pour le Ministère de mobiliser la communauté nationale autour de la problématique de la sécurisation de l’espace scolaire dans le cadre de l’éradication des violences de genre en milieu scolaire. Selon M. Sy la présence des parents d’élèves, des élèves, des autorités montrent l’intérêt qu’il faut accorder à ce thème. M. Sy d’ajouter que si l’on visite le Programme d’Amélioration de la Qualité de l’Equité et de la Transparence(PAQUET)/ Education et Formation de 2018 à 2030, il y a effectivement dans cette orientation politique une part importante accordée à l’éducation des filles.

Dans le cadre des 11 décisions issues du Conseil Présidentiel sur les conclusions des assises nationales de l’éducation, la 7ème décision parle de «l’inclusion des filles et des enfants à besoins éducatifs spéciaux». C’est dire que l’Etat du Sénégal accorde vraiment de l’intérêt à l’éducation de la fille. M. Sy de rappeler qu’au niveau des Académies des orientations ont été données pour accompagner la mise en œuvre de cette activité. C’est l’une des raisons pour laquelle la mission est venue à Kothiary pour y organiser la journée nationale de l’éducation des filles. Pour M. Sy ce thème montre aussi qu’il faut certes accompagner les filles dans leur éducation mais il faut également sécuriser l’espace scolaire en luttant contre les violences basées sur le genre, violences faites sur les filles en milieu scolaire, les abandons avec les filles qui se marient. Il faut par rapport à cela développer des stratégies de prise en charge des élèves pour que dans leur cursus qu’il n’y est pas des abandons. Ce, à travers les gouvernements scolaires en collaboration avec les organes de gestion des Établissements, de l’Association des parents d’élèves pour faire en sorte que l’espace scolaire soit sécurisé et que de très bons résultats s’en suivent.

tambaactu1.com /

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