Espion présumé: Londres met en garde Moscou après l’arrestation de l’ex-Marine

 

Le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, a mis en garde Moscou ce vendredi 4 janvier contre un « jeu d’échecs diplomatique » après l’inculpation pour « espionnage » de l’ex-Marine Paul Whelan. Ce dernier possède la triple nationalité américaine, britannique et irlandaise.

« Nous n’acceptons pas que des personnes soient utilisées dans un jeu d’échecs diplomatique, a déclaré M. Hunt sur la BBC, précisant que le Royaume-Uni n’avait pas encore obtenu l’accès consulaire à Paul Whelan. Nous sommes tous très inquiets pour lui et sa famille. » Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a précisé que le Royaume-Uni avait reçu « une demande d’assistance de sa part ».

« C’est un sujet britannique. Les Britanniques ont envoyé une demande de visites consulaires. On y travaille », a réagi la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, citée par l’agence de presse officielle TASS. Selon une source officielle interrogée par l’AFP, l’américain Paul Whelan détient également un passeport irlandais. Jeudi 3 janvier, son avocat, Vladimir Jerebenkov, a annoncé que la justice russe avait inculpé d’« espionnage » son client, arrêté à Moscou le 28 décembre, dans un contexte déjà lourd d’affaires de ce type entre la Russie et les Occidentaux.

Il encourt jusqu’à 20 ans de prison

Sa mise en détention provisoire a été ordonnée avant son procès. L’avocat a dit avoir fait appel de cette décision et demandé sa remise en liberté sous caution. Les services de sécurité russes (FSB) affirment avoir arrêté Paul Whelan « pendant qu’il commettait un acte d’espionnage », ce qu’il dément. Il encourt une peine pouvant aller jusqu’à 20 ans de prison.

Agé de 48 ans, Paul Whelan est le directeur de la sécurité internationale du groupe BorgWarner, un fabricant de pièces détachées dans le secteur automobile dont le siège se trouve près de Détroit, aux Etats-Unis, selon son frère David Whelan. Déjà tendues, les relations diplomatiques entre le Royaume-Uni et Londres se sont envenimées depuis l’empoisonnement d’un ex-agent double russe et de sa fille en Angleterre en mars 2018. Cette attaque a été attribuée par le Royaume-Uni à la Russie, qui a toujours nié.

(Avec AFP)

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