Etats-Unis: Il dessine ses victimes, le FBI diffuse les croquis

 

Il les a tuées, il y a longtemps et par dizaines. Mais Samuel Little a si bien conservé leur souvenir, qu’il a pu dessiner le portrait de plusieurs de ses victimes avec une netteté glaçante. La police fédérale américaine vient de diffuser seize croquis de femmes réalisés par cet homme de 78 ans, qui pourrait être l’un des pires tueurs en série des Etats-Unis, dans l’espoir de pouvoir les identifier.

(COMBO) This combination of pictures created on February 13, 2019 shows sixteen recent drawings released by the Federal Bureau of Investigation (FBI), by suspect Samuel Little, based on his memories of some of his female victims from various locations spread across the US. – The FBI has released 16 drawings by a man who may be the most prolific serial killer in US history in an attempt to identify some of his victims. Samuel Little, a 78-year-old drifter, has confessed to 90 murders committed between 1970 and 2005 and the authorities have corroborated more than 40 of them so far.Little, a 6ft 3in (1.9m) former boxer also known as Samuel McDowell, is serving a life sentence in a Texas prison.The FBI on Tuesday published 16 haunting drawings of women made by Little in an effort to identify some of his victims. (Photos by HO / FBI / AFP) / RESTRICTED TO EDITORIAL USE – MANDATORY CREDIT “AFP PHOTO / FBI/HANDOUT” – NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS – DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS

90 meurtres

Samuel Little, qui purge une peine de prison à perpétuité pour le meurtre de trois femmes, a confessé en mai 2018 avoir en fait commis 90 meurtres entre 1970 et 2005, dans une quinzaine d’Etats, dont la plupart étaient passés inaperçus.

Depuis ses aveux, le FBI a pu confirmer sa responsabilité dans la mort de 40 personnes, en grande majorité des femmes marginales, souvent des prostituées ou des droguées, plutôt noires ou hispaniques.

Pour les 50 autres, le travail continue. Et la police fédérale mise sur la mémoire de Samuel Little pour clore leur dossier.

Problème de chronologie

D’après le FBI, il se souvient avec une grande précision du nom de ses victimes (Alice, Mary-Ann, Linda…), de leur âge, des lieux et des circonstances des crimes.

Pour ses portraits, il s’est rappelé de la couleur des yeux, des cheveux de ses victimes, et même du bandeau vert que l’une d’elle portait le jour du meurtre. Ou des boucles d’oreille rouge d’une autre. Mais il est très flou sur les dates, ce qui complique les vérifications.

Classés

Si la police parvient à confirmer ses dires, il pourrait enlever le triste record à celui considéré comme le pire tueur en série du pays, Gary Ridgway. Cet homme tuait lui aussi des prostituées ou des fugueuses dans les années 80 et 90 dans l’État de Washington (nord-ouest). Il a été condamné pour 49 de ces meurtres et en a confessé 71, mais est lié à une vingtaine d’autres disparitions.

Samuel Little, un ancien boxeur, tuait ses victimes en leur portant des coups violents ou les étranglait avant d’abandonner leur corps sur le bord de la route ou dans des décharges.

Faute d’impact de balles ou de coups de couteaux, nombre de ses homicides avaient été classés comme des overdoses, des accidents ou des causes naturelles.

Errance meurtrière

Arrêté des dizaines de fois pour des vols ou violences, son errance meurtrière n’a été soupçonnée qu’à deux reprises, au début des années 1980. Et ce n’est qu’en 2012 que les forces de l’ordre ont établi avec certitude sa responsabilité dans les meurtres de trois femmes à Los Angeles à la fin des années 80.

Après sa condamnation, le FBI a rouvert de vieux dossiers ayant un mode opératoire similaire.

En mai 2018, des enquêteurs ont rendu visite à Samuel Little en prison pour l’interroger. Désireux d’être transféré dans un autre établissement, il a accepté de coopérer. Au-delà des attentes.

(nxp/afp)

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