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Chronique16: Le Der des Ders pour le fauteuil présidentiel

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TOP c'est parti le dernier combat pour quelques uns des grands ténors de la vie politique sénégalaise. Au crépuscule de leur carrière, longue de plus d'un demi-siècle, le président sortant Abdoulaye Wade, 86 ans, et un de ses principaux challengers Moustapha Niasse âgé de 73 ans se mesureront pour la dernière fois. En jouant leur va-tout ultime, l'enfant de Keur Madiabel et le légendaire pape du Sopi ne se feront pas de cadeau. Pour arbitrer ce duel épique ou cette mise à mort d'un de ces figures historiques, deux jeunes loups aux ambitions surdimensionnés pointent leurs crocs affamés du pouvoir : il s'agit du va-t-en-guerre du Cayor Idrissa Seck et du Guéladio des temps modernes du Sine Macky Sall. Ça sent la poudre sur la scène politique sénégalaise. La décision tant attendue du conseil constitutionnel représente un nuage supplémentaire qui assombrit l'horizon des Sénégalais d'autant plus que les différentes parties prenantes de cette querelle ont d'ores et déjà semé les germes de contestation du verdict final des cinq sages constitutionnels à travers les batailles rangées que nous servies les juristes commandités pour se prononcer sur la validité de la candidature du président sortant qui brigue un troisième mandat.

Après les démonstrations de force des oppositions sénégalaises (partis politiques, organisations de la société civile et presse privée dans sa grande majorité), c'est la mouvance présidentielle qui se met en ordre de bataille en usant de grands moyens et en abusant de l'argent du contribuable dans un contexte où la morosité de l'économie règne de plus en plus.

Il faut le dire sans sourciller et en toute objectivité : le vieux loup n'a pas dit son dernier mot. Ses récentes sorties en banlieue dakaroise et ses déplacements à l'intérieur du pays ont requinqué ses partisans et lui ont redonné un second souffle plus que vital à la suite d'un été gros de risques et de menaces pour son régime. Abdoulaye Wade est-il prêt à gagner le combat par KO comme il le clame haut et fort en servant de caisse de raisonnance à ses ouailles regroupés en coalition?

La machine de guerre du FAL acquise à la cause des Wade a-t-elle la même capacité de frappe qu'en 2000? La réponse est fort dubitative car les principaux éléments qui le constituaient sont aujourd'hui en face du système comme en 2000 pour barrer le chemin à toute velléité de confiscation du pouvoir au détriment du peuple. Ceux qui y sont restés dans le FAL et ceux qui l'ont rejoint ne pèsent pas lourd sur l'échiquier politique national. C'est pourquoi, bon nombre d'observateurs considèrent cette coalition comme une coquille vide. Il est vrai que les différentes composantes de cette mouvance ne font pas le poids devant le Parti Démocratique Sénégalais même moribond, donc incapables de faire la différence pour le compte du Président Wade. Certes les créateurs de ces micro-formations quasi inconnues du grand public ne sont qu'à la seule solde de leur intérêt économique. Les responsables du PDS eux-mêmes en sont profondément conscients ; ils savent que les principaux soutiens de leur cause sont les dignitaires coutumiers et religieux ainsi que les deniers publics.

Une chose est sure : le choc final promet de chaudes empoignades entre amis d'hier, ennemis d'aujourd'hui et Sénégalais de toujours. C'est la raison pour laquelle qu'il faut de la mesure pour les dirigeants qui convoitent la confiance du peuple et de la dignité pour les Sénégalais lambdas qui doivent plus que jamais refuser d'être les dindons de la farce au mauvais goût. Sommes-nous prêts à sacrifier ce que nous avons le plus cher pour être service d’intérêts égoïstes? Ceux qui vont emprunter les cars et autres bus pour rallier le congrès d'investiture d'Abdoulaye Wade à Dakar contre des billets de CFA ou des sacs de riz se doivent bien de méditer sur la valeur de leur citoyenneté et le sens de leur responsabilité vis-à-vis du peuple. Comme le dit l'adage, chacun est libre de se comporter comme il le veut mais nul n'a le droit d'atteindre aux bonnes moeurs qui constitue le socle sur lequel repose la nation toute entière. Le Sénégal appartient à nous tous et il revient à chacun d'entre nous de le protéger quand son fondement et son trajectoire sont menacés.


Chronique animée par Dr Thierno Idrissa Mbow / Socio-économiste / Pour Tambacounda.info /

 

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Mise à jour le Mardi, 20 Décembre 2011 06:22

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0 #1 Kangado 2011-12-22 15:58
Une des conséquence de la der des ders ou guerre des guerres c'est l montée de la violence. Déjà un mort et ce vendredi est de tous les dangers. Qu'Allah sauve notre pays !
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