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Chronique 18: La tanière, entre espoirs et soupirs

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Après le rêve avorté de la génération talentueuse de 1986 et l'œuvre inachevée de la bande admirable de 2002, voici une collection de génies du ballon rond qui vient renouer le lien passionel qui unit les Sénégalais avec les Dieux des stades et les ambiances fiévreuses et festives des compétitions internationales.

 

Les jeunes Lions aux dents longs et assoufés de titres et de trophées feront-ils mieux que leurs illustres aînés qui ont assuré le spectacle sans laisser de traces triomphales à la postérité. L'Histoire est tragique en ce sens qu'elle ne retient seulement que ceux-là qui ont inscrit leurs noms au Panthéon des Vainqueurs. L'an 2012 verra-t-il nos chevaliers représentants décorés en lettres d'or sur les tabliers de la CAF pour ainsi faire de notre pays une vitrine du ghota du football sur notre continent? On n'en est pas encore là. Du talent, de la sueur et un brin de chance sont encore nécessaires en vue de l'accomplissement de ce destin fabuleux dont des millions de nos compatriotes et des nombreux fans du foot sénégalais rêvent.

Cette édition de la CAN qu'abritent conjointement le Gabon et la Guinée Èquatoriale ne s'annonce pas de tout repos pour les Lions malgré les absences de certains poids lours du football africain (Egypte, Cameroun, Nigeria, Afrique du Sud, Algérie). Le Sénégal a souvent joué de malchance dans les compétitions internationale. Disons cette année aussi que l'équipe a fort à faire entre les erreurs des arbitres, les petites querelles de vestiaires, l'amateurisme des dirigeants, l'inexpérience d'Amara comme coach dans un tournoi, le baptème de feu de la plupart des joueurs (bi-nationaux) qui découvrent la réalité d'une compétition africaine avec ses spécifités physico-techiniques et ses réalités mystiques.

En outre, le cafouillage entre la fédération et le minisère du sport sur le choix de l'hôtel d'accueil des Lions et les passes d'armes piquantes entre Me Augustin Senghor et Abdoulaye Makhtar Diop n'augurent rien de serein dans la suite de la campagne Gabon/Guinée Èquatoriale et sans compter les polémiques naissantes au sujet du choix d'Eden Park comme habilleur officiel de l'équipe nationale de football.

Par ailleurs, dans le domaine footbalistique, il faut souligner qu'il ne suffit pas d'avoir une liste de stars pour en faire de facto une équipe gagnante. Dans le jeu produit jusque-là, les nouveaux Lions semblent être collectivement de moindre calibre que leurs illustres aînés. Les arguments avancés par certains joueurs pour justifier leurs performances moyennes contre le Soudan et le Kenya, en matchs préparatoires, sauraient difficilement être validés car si les Lions veulent être les nouveaux Rois d'Afrique et s'y maintenir en 2013 voire 2015 et obtenir leurs tickets pour la coupe du monde de 2014 au Brésil, la terre sacrée du foot, il leur faut impérativement pouvoir évoluer sur des pelouses pires que celle du Stade de l'Amitié de Dakar. Après la CAN, la fédération devra organiser des matchs d'entraînement à l'intérieur du pays. Ceci a un triple avantage : familiariser les joueurs avec les variétés de contexte footballistique africain, amener les bi-nationaux à se produire dans les terroirs de leurs aïeuls et redynamiser le football dans les régions surtout au niveau des petites catégories.

Pour l'instant, restons concentré sur l'objectif Coupe d'Afrique avec les espoirs que tout un peuple nourrit et les soupirs des souvenirs amers d'Asmara en 1968, de Caire en 1986, d'Alger en 1990, de Dakar en 1992, de Bamako 2002, de Tunis en 2004 sans oublier les longues traversées du désert. De Dakar à Kidira et de Saint-Louis à Kédougou, le peuple dans sa diversité son souffle. Les Sénégalais ont faim de sensation et soif de récompense. Oui, nous voulons vibrer à l'unisson comme en 2002. Les couleurs orientales jadis portés par Salif Diao (Kédougou) et Kalidou Fadiga (Bakel) seront cette fois-ci sur les épaules de l'excellent attaquant des Magpies Demba Bâ, né à Sèvres dans les Hauts-de-Seine et originaire de Koussanar. Nos voeux de succès acompagnent nos représentants dans cette compétition élite du football africain. Nous aimerions crier en chœur au soir de la finale de Libreville « Bissimillah Dame Coupe au pays de la Téranga ! ».

 

Chronique animée par Dr Thierno Idrissa Mbow / Socio-économiste / Pour Tambacounda.info /

 

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Mise à jour le Mercredi, 18 Janvier 2012 08:04

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0 #1 Tim 2012-01-25 23:35
Le Sénégal fidèle à ses habitudes : décevoir encore, décevoir toujours, ...
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