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Chronique 19 : Des favoris dans un trou de souris ou l'enterrement du « Sénégal qui gagne »

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Gâchis, larmes, colère. Le Sénégal et ses étoiles sont à terre. Les 13 millions de Sénégalais et des milliers de fans des Lions ont bel et bien déchanté au vu de la piètre prestation de l'équipe nationale. Les efforts solitaires d'Issiar, les coups de gueule de Diawara, les éclairs de génie improductifs de Papiss Cissé n'ont pas suffi pour faire le bonheur de la tanière et de ses supporters.

La pilule est dure à avaler : le rêve de remporter l'édition 2012 de la CAN s'est brisé sur la pelouse de la honte de Bata, devenue le énième cimetière des espoirs de tout un peuple encore déçu et désillusionné. Le naufrage des Lions a mis à nu l'incompétence de l'entraîneur, qui à son habitude, est resté de marbre sur son banc « diaxlé » tout au long du match laissant l'initiative à son adjoint Abdoulaye Sarr. Etait-il déjà groggy dès l'entame du match par le couperet qui pesait sur sa tête ou avait-il déjà anticipé sa déroute et sa démission? En tout cas, le navire du Sénégal prenait l'eau de toutes parts et chavirait tout droit dans la piscine de Bata laissant les supporters sénégalais orphelins et couverts d'amertume.

L'équipe du Sénégal avait produit un football de bas de gamme qui ne peut pas faire de résultat significatif en haute compétition. La contre-performance enregistrée n'étonne pas les connaisseurs du ballon rond : l'équipe était sans âme, sans volonté avec une absence de liens dans le jeu occasionnant d'innombrables pertes de balles, un déséquilibre entre les lignes (une défense erratique, un millieu désert et une attaque aux abois). Sans oublier un coaching tâtonnant. Bilan final avant terme : c'est la plus mauvaise coupe d'Afrique que le Sénégal n'ait réalisé depuis for longtemps.

Tout de même, restons lucide dans ces moments difficiles de notre sport phare en ne jettant pas le bébé avec l'eau du bain. Les éliminatoires de la CAN 2013 et celles de la coupe du monde 2014 se profilent à l'horizon. Notre pays ne doit pas et ne peut pas rater ces importants rendez-vous du football africain et mondial. Nous avons entre nos mains une jeune génération de footballeurs d'exception qui ont besoin pour éclore leur talent individuel et collectif d'avoir un entraîneur à la hauteur de cette ambition. Amara Traoré doit partir après avoir réussi son coup en faisant signer un contrat de deux ans à la veille de la compétition. Un contrat cher à coup de millions et qui va devenir plus cher pour le contribuable avec les indemnités de départ. Faute grave du ministère du sport Abdoulaye Makhtar Diop et du président de la fédération Me Augustin Senghor qui, tous deux, se doivent de tirer les enseignements de ce fiasco en rendant leurs tabliers. Quant à Amara, faute de résultat, il se doit de démissionner sans demander un rond au Sénégal.

En attendant le retour au pays de la délégation et les séries de déballage en perspective, retournons à notre Sport favori national : la POLITIQUE et l'attente fiévreuse de l'arbitrage du Conseil constitutionnel sur la candidature d'Abdoulaye Wade qui a vu cours de son règne décennal son « Sénégal qui gagne » se transformer en « Sénégal qui sombre ».

 

Chronique animée par Dr Thierno Idrissa Mbow / Socio-économiste / Pour Tambacounda.info /

 


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Mise à jour le Jeudi, 26 Janvier 2012 06:42

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