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Des artistes réclament le départ de la Directrice du Centre culturel régional de Tambacounda |
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09-06-2008 |
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Par Jean Jacques Nahbi / tambacounda.info  Face aux multiples problèmes entravant le développement de la musique à Tambacounda, le collectif des artistes, réunis ce dimanche après-midi, exigent des autorités une meilleure prise en charge de leurs doléances et demandent par la même occasion la démission sans attente de la directrice du centre culturel régional de Tambacounda, Mme Sall, qui ne les considère pas, selon leur porte parole, Guedel Mbodji.
Par la voix de son coordonnateur, par ailleurs lead vocal du groupe «Rey 7», Guedel Mbodji, le collectif des artistes et musiciens de Tambacounda trouve en effet que la directrice du centre culture régional, Mme Sall, ne répond pas aux normes et exigences définies par la politique de l’Etat pour diriger ce patrimoine culturel. Contrairement à ce qui se faisait avant, quand les jeunes musiciens débarquaient tous les jours au centre culturel pour répéter et visiter leur répertoire musical ou à la limite avaient même une salle de répétition, le centre culturel est aujourd’hui resté fermé aux artistes de Tambacounda, selon des artistes de la commune, et n'a plus aucune crédibilité dans le cadre de ses manoeuvres, car la majeure partie des jeunes qui doivent répéter sont obligés de se rabattre dans les maisons pour jouer de la musique. «Des conditions nébuleuses de gestion de ce patrimoine culturel», souligne Etienne, un musicien, «tout le matériel avec lequel nous jouons est acheté par nos propres moyens. Aucun soutien des autorités. Même le matériel offert par sons et lumières est resté enfermé dans une chambre au Centre culturel. Et les artistes ne bénéficient de rien au centre culturel», indique-t-il.
Le collectif des artistes et autres musiciens estime que cette situation ne peut plus perdurer. «La sono du centre culturel appartient aux artistes et non à Mme Sall. Aucune réalisation à son actif. Elle n'y va que pour sa propre poche. La culture est morte à Tambacounda car la directrice ne considère pas les artistes d’ici. Nous n’avons même pas de salles de répétition alors que chaque soir, une salle est donnée aux karatéka et autres pratiquants de Taekwondo » se désolent-ils. Autrement dit, «les artistes ne peuvent plus continuer à utiliser le matériel de sono car les 2 heures de temps, les vendredi et dimanche, que la directrice leur accordées ne suffit pas» dira le musicien Etienne. Mais le problème le plus récurrent dans toute cette histoire, selon le collectif, est le fait que des musiciens qui viennent de Kolda sont à chaque fois hébergés et jouent avec les instruments de la sono. Avec ces manquements repérés aujourd’hui, le collectif menace de boycotter la fête de la musique qui se tiendra le 21 juin et exige le départ de la directrice. La directrice, Mme Sall que nous avons rencontrée pour avoir sa version des faits, a battu en brèche toutes ces accusations.
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