La 20e édition de la foire internationale de Dakar (FIDAK) a vécu. Comme toutes les régions du Sénégal, celle de Tambacounda n’était pas en reste. A travers ses richesses tant humaines que culturelles, le Sénégal oriental a apporté son grain de sel pour la réussite de la manifestation.
Lundi 12 décembre 2011, la 20e édition de la FIDAK vit ses dernières heures. Devant la porte, les gendarmes, peinent à mettre de l’ordre. A l’entrée du Centre International pour le Commerce Extérieur du Sénégal (CICES), de longues files d’attentes ornent le décor. Les sonorités musicales accompagnent les visiteurs : Il est 18h au CICES. L’affluence est meilleure que les jours précédents. Devant les guichets, il faut jouer des coudes pour avoir un ticket. Nous empruntons les allées qui mènent vers le Pavillon tertiaire, à un jet de pierre, se trouve la zone de région. Une flèche menant au premier étage nous indique la direction du stand de la région de Tambacounda qui se trouve juste à gauche. Des œuvres d’arts plastiques et des tissus de pagne traditionnel attirent l’attention du visiteur. Toutes les localités de ladite région sont presque représentées. « Ici, c’est un mélange, il ya la chambre de métier représenté par des artisans, la sculpture de bois, les tableaux peints, des femmes de Bakel qui sont venues avec des pagnes traditionnels. Mes compagnons de Goudiry et moi, sommes spécialisées dans la transformation des céréales locales », explique Rabi Cissé la Directrice du stand de Tambacounda. Cependant les difficultés ne manquent pas. « Nous avons vraiment senti la crise financière. Comme vous le voyez nous sommes en train de réemballer nos produits. Contrairement aux éditions précédentes, on n’a pas pu écouler tous les produits. Mais, nous rendons grâce à Dieu, car on a pu nouer des relations, des contacts ça aussi, c’est important», ajoute Mme Cissé qui en est à sa 20e année à la FIDAK. Expérimentée, le gouverneur l’a choisie. Elle sert de médiation entre la foire et les exposants mais aussi entre le gouverneur et les exposants. « A chaque fois qu’il y a des informations à fournir, des papiers à donner ou des indications, le gouverneur me désigne comme l’interlocutrice et je choisis parmi les exposants quelqu’un qui peut représenter la région aux manifestations et rencontres auxquelles nous sommes invitées ». Fatou Thiam souhaite la prolongation de deux jours car estime t-elle cela leur permettrai d’écouler le reste de leurs produits. Car, selon cette habitante de Bakel, la restauration coute chère, on leur interdisait même de se restaurer dehors où le plat est vendu 500 FCFA mais à l’intérieur c’est 1 500 FCFA le plat, ce qui n’est pas souvent pas à leur portées. Cheikh Samb, artiste peintre vient du village artisanal de Tambacounda. Il vend des tableaux d’arts plastiques, devant lui, on voit des koras, des statuts qui sont l’œuvre de son ami qui est un sculpteur, mais ce dernier n’est pas sur les lieux et veille pour lui. Les produits exposés à même le sol. Même si certaines autorités et responsables de la région sont venus leur rendre visite, il déplore l’absence des autres couches de la population de Tambacounda résidents à Dakar. Contrairement, aux autres régions qui se sentaient comme chez eux, grâce à la présence massive de leurs siens.
Propos recueillis par Oumar Sow Stagiaire au CESTI
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