Au même moment, 19 élèves passaient les épreuves du BFEM et 185, le certificat de fin d’études élémentaires dans la même école. A l’échelle régionale, il existe cinq centres d’examens pour l’enseignement arabe, tous niveaux confondus, dont deux de BFEM, a-t-il dit.
M. Cissokho, par ailleurs président régional du mouvement Al-Fallah, a dit qu’il est envisagé la création ‘’l’année prochaine de six autres centres’’, pour répondre aux demandes de certaines localités confrontées à l’éloignement de la commune.
‘’Les parents et les élèves n’ont pas cru qu’on aurait le bac (…) cette année. J’ai insisté pour qu’on le fasse. Puisqu’on l’a fait, beaucoup resteront ici maintenant’’, a dit M. Cissokho qui a qualifié d’ ‘’essai’’, l’organisation cette année des épreuves du bac officiel arabe à Tambacounda.
Auparavant, après la troisième, ‘’il y avait une rupture, par défaut d’enseignants’’, a-t-il noté, précisant que ceux qui avaient les moyens se rendaient à Kaolack ou Dakar pour poursuivre leurs études, tandis que ceux qui n’en avaient pas la possibilité, s’en arrêtaient là, vu les charges en termes de transport d’hébergement et de nourriture dans les villes d’accueil.
‘’Pour alléger les difficultés des parents et des élèves, je me suis battu pour que l’on organise le bac ici’’, a dit Issa Cissokho. Selon lui, cela a été rendu possible par le fait que ces dernières années, aussi bien l’Etat que le mouvement Al-Fallah de Dakar, ont affecté six enseignants de niveaux maîtrise et licence à Tambacounda.
‘’Avec l’aide de Dieu, les candidats seront une quarantaine l’année prochaine, car les élèves de première sont au nombre de 47 à 48’’, a-t-il indiqué, signalant la présence, parmi eux, de Gambiens et de Bissau-Guinéens.
Des élèves gambiens et bissau-guinéens venus se présenter comme candidats libres, n’ont pas été admis aux épreuves, du fait que leur programme diffère de celui de l’école, a-t-il indiqué. ‘’Il ne sert à rien de gonfler les effectifs’’, a-t-il relevé, disant que cela pourrait affecter la qualité du diplôme.
Créée en 1984 par le mouvement Al-Fallah, l’école Salman Al-Farissiyou a démarré ses enseignements en septembre 1986 avec quatre classes.
Les premiers examens de fin d’études élémentaires ont été organisés en 1989. ‘’Après le certificat, les élèves allaient à Kaolack ou Dakar’’, a relevé M. Cissokho, indiquant s’être investi pour qu’en 1990, la première classe de 6-ème soit mise en place. Il s’en est suivi, quatre ans plus tard, l’organisation des premières épreuves de BFEM.
De quatre classes à ses débuts, l’établissement en compte aujourd’hui 13, pour 656 élèves.