Constatant que les périodes d’élection sont des moments de grande fragilité et de conflits souvent ouverts causés par des pratiques et des actes souvent non conforme à l’éthique démocratique, l’Acapes de Tambacounda, pour prévenir de telles situations, joue sa partition pour prévenir de telles situations.
Le Sénégal a toujours donné au reste de l’Afrique et même au monde entier l’image d’une exception démocratique fondée sur les vertus du dialogue et de la concertation au moment où la majeure partie des régimes africains étaient autocratiques et totalitaires. En effet, dans les années qui ont suivi la vague d’indépendance, le Sénégal a été le premier pays à adopter le pluralisme politique restreint à quatre courants en 1971 avant de le transformer en 1981 en multipartisme intégral. Cet état de fait amena un grand nombre d’observateurs étrangers à parler pour le Sénégal d’exception démocratique tant le comportement de la classe politique sénégalaise divergeait d’avec ce qui se passait en Afrique. En effet, les élections présidentielles de 2000 qui se sont globalement déroulées dans le calme et la transparence quasi-totale ont offert à l’Afrique et le reste du monde l’image d’une démocratie sénégalaise arrivée à maturité où le vaincu avant même la proclamation officielle et définitive des résultats, félicita le vainqueur. Toutefois, constatant que les périodes d’élection sont des moments de grande fragilité et de conflits souvent ouverts causés par des pratiques et des actes souvent non conforme à l’éthique démocratique. Pour prévenir de telles situations, l’ACAPES DE Tambacounda joue sa partition en déroulant un vaste un Programme de Formation et d’éducation Citoyennes original qui porte sur la promotion des droits civiques et la bonne gouvernance. Selon l’Inspecteur de l’éducation Dominique Ibrahima Diouf, la finalité de ce programme s’articule en réalité autour de deux objectifs majeurs qui se complémentent, à savoir : Faire participer à ces élections un grand nombre de jeunes filles et garçons ; Faire observer ces élections par un grand nombre de jeunes filles et garçons compte tenu de la particularité des élections présidentielles de 2012 caractérisées par une situation socio politique explosive. Ainsi, une génération de jeunes a été formée à la bonne gouvernance, aux idéaux de paix, de démocratie et de citoyenneté active pour appuyer les 550 000 électeurs au niveau national âgés de 18 ans et plus inscrits sur les listes électorales à aller voter. Ce chiffre de 550 000 électeurs représente en effet, 10% d’un fichier électoral estimé à 5 500 000 électeurs d’après les dernières estimations du Ministère de l’Intérieur et de celui des élections.
Par Ousseynou Diallo / Tambacounda.info /
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REDIFFUSION: Revue de la presse du 18 mars 2012. ECOUTEZ
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