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Les bachelières boursières de l'Usaid / Fondation Sonatel fêtées ce dimanche à Tambacounda |
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28-07-2008 |
Par Boubacar Dembo Tamba / Tambacounda.info /
Elles se sont encore illustrées de fort belle manière au baccalauréat. Les filles boursières de l’Usaid/Fondation Sonatel, essentiellement issues de milieux sociaux défavorisés, commencent à faire des jalouses. 30 sur les 37 candidates de la seconde génération ont décroché leur premier diplôme universitaire. La communauté éducative les a fêtées ce dimanche. La brave Mme Dia, née Aminata Djigo, visiblement comblée
Incontestablement les bourses de l’Usaid/Fondation Sonatel ont fait beaucoup de bien aux populations de la région de Tambacounda. Pour la première génération de filles à avoir affronté le baccalauréat l’année dernière, il y a eu un taux de réussite de 97.67%. Cette année, le département de Tambacounda a réalisé 91%, Bakel 75% et Kédougou 60%. La moisson a été plus que belle pour qui connaît les conditions dans lesquelles évoluent par moments certains candidats de la région de Tambacounda. La nouveauté, c’est qu’avec l’avènement de ces bourses, plus de filles se présentent dans les séries scientifiques, pour preuve, parmi les trente admises cette année, l’on peut dénombrer un bon nombre filles de la série « S ». Suffisant pour que madame Bâ Oumou Diallo, présidente de l’association régionale des femmes élues laisse entendre que « le combat pour une meilleure représentativité des femmes au niveau des instances de décision est en passe d’être gagnée ». Mme la maire adjointe en charge des questions de jeunesse et de sport poursuivra pour remercier de vive voix les efforts cyclopéens déployés par l’Usaid/ Paem avec à sa tête Mme Dia née Aminata Djigo qui a su, aux côtés des mentors et professeurs encadreurs, insuffler une lueur d’espoir aux filles « pratiquement sacrifiées parce que tout simplement elles ont eu la malchance d’être issues de milieux sociaux défavorisés ». Le proviseur du lycée Mame Cheikh Mbaye, Samba Dieng, évoquera le cas d’une jeune fille prête à jeter l’éponge faute de tuteur, et qu’il a réussi à faire revenir sur sa décision et à l’appuyer. Elle a terminé cinquième de sa classe et passe en terminale. Mr Dieng ajoutera initier des programmes aptes à donner un coup de pouce aux élèves dont les parents sont démunis et qui dévorent quotidiennement des distances impossibles pour rallier le lycée avant de révéler son projet conclu avec l’association Quinquéliba, disposée à héberger et nourrir des élèves contre la somme de 5000 F. Il invitera l’ensemble de la communauté éducative à tout mettre en œuvre afin que celles ayant obtenu la mention puissent bénéficier de bourses étrangères. Les représentantes des nouvelles bachelières poseront la problématique de la vie dans les différents campus universitaires qui est une autre paire de manches et, face à cette situation, demanderont à ne pas être lâchées. Pour la coordinatrice du projet Usaid/Paem, ces belles performances sont à mettre au compte d’un travail d’équipe. Mme Dia se félicitera de l’énorme travail abattu par les professeurs encadreurs et des mentors, le tout avec le coup de pouce des autorités académiques. Elle exhortera les filles de la troisième génération à faire mieux que leurs aînées, là-dessus, celles-ci poseront la nécessité de démarrer très tôt les cours de renforcement pédagogique. L’adjoint à l’inspecteur d’académie, l’inspecteur départemental de l’éducation se féliciteront de ces résultats qu’ils mettront au compte du dévouement de Mme Dia la coordinatrice de l’Usaid/Paem pour ses nombreuses actions en faveur des l’école et des filles. L’ancien international de Basket Ball, Bengaly Kaba, natif de Tambacounda et son épouse Sylvie Kaba diront remettre une enveloppe de 500 000 F au Paem en guise de contribution personnelle pour appuyer ces filles. Un geste très fortement apprécié par l’ensemble de la communauté éducative de Tambacounda.  
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