Par Thiendella Fall / Tambacounda.info /
Pour enquêter sur les violences faites notamment aux filles en milieu scolaire au niveau de la circonscription de Bakel, le collège de Kidira et le lycée Waoundé Ndiaye de Bakel ont servi de prétexte pour la cellule genre dépêchée sur les lieux pour la circonstance. Ceci a permis à ladite cellule de passer au crible les différentes formes de violences auxquelles les filles élèves pourraient faire face et de les en sensibiliser.
Les violences faites aux filles en milieu scolaire tels que le viol, le harcèlement sexuel, les mariages forcés, l'inceste, la pédophilie et l'excision, entre autres sont récurrentes. Ces propos sont de la chargée du genre de la circonscription scolaire de Bakel. Ndèye Anta Diouf Seck s'exprimait ainsi en lors d'un forum axé notamment sur les violences faites aux filles en milieu scolaire tenu ce week-end au lycée Waoundé Ndiaye de Bakel. L'objectif étant de mener une enquête auprès des filles potaches de cet établissement afin de voir les formes de violence auxquelles elles font face. Ceci pour ensuite les sensibiliser, déclare Mme Seck précisant qu'une telle enquête a également été menée au collège d'enseignement moyen (Cem) de Kidira. Et à l'institutrice de faire constater que les filles ne sont pas en sécurité aussi bien sur le chemin de l'école qu'à la maison. En effet, indique t-elle, elles sont victimes de menaces, de harcèlements sexuels, d'humiliation et même d'injures. Toutes choses qui font dire à notre interlocutrice que les filles élèves ne sont, pour autant, pas en sécurité. Fort de cet état de fait, la direction de l'enseignement moyen secondaire général (Demsg), en partenariat avec le Paem classe / Usaid ont initié un projet d'étude sur les violences faites aux filles notamment en milieu scolaire. Pour ce faire, renseigne notre interlocutrice, des cellules ont été mises sur pied dans les régions où intervient le Paem / classe à savoir Tamba, ziguinchor, Fatick et Kolda. Cela pour que ces cellules genres cooptées par le projet puissent, de concert avec les chefs des établissements concernés, passer au crible les violences qui sont faites aux filles en milieu scolaire. En clair, il s'agit de déterminer ensemble les endroits où les filles sont en sécurité et là où elles ne le sont pas du tout, explique la chargée du genre de l'inspection départementale de l'éducation (Ide) de Bakel. Ceci au moyen de questionnaires soumis notamment aux filles et à des focus groupes composés d'enseignants, de personnels administratifs et de parentes d'élèves. Cette activité, à en croire Ndèye Anta, sera suivie d'une autre qui consiste à faire une restitution de ladite activité, à Fatick d'abord avec l'équipe nationale de genre, toutes deux suivies d'une troisième activité de restitution qui se fera au niveau national en présence du Ministre de l'éducation, du représentant du projet Paem / classe ainsi que de parents d'élèves et de la presse, informe Mme Seck, par ailleurs présidente du comité départemental de la scolarisation des filles (Cdescofi) de Bakel. A l'issue de quoi un plan d'action sera élaboré pour essayer de trouver des solutions pour combattre le fléau annonce t-elle. Interpellée sur les solutions à entreprendre, Ndèye Anta Diouf entend mettre l'accent sur la sensibilisation. Sensibiliser non seulement les filles et les parents mais aussi et surtout les hommes ou jeunes garçons notamment sur les dangers et peines encourrus en cas d'acte de violence faits aux filles.
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