Par Boubacar Dembo Tamba / Tambacounda.info /
Amorcé en octobre dernier, le chemin parcouru durant la seconde phase du projet d’éducation Usaid/Paem intervenant dans l’enseignement moyen est mesuré ce lundi par les acteurs de l’école et leurs partenaires traditionnels. Le constat est que les avancées sont significatives au point que chaque communauté tient à avoir son collège de proximité. Les acteurs de l’école sont unanimes sur la véritable révolution opérée, du fait des activités du projet Usaid/Paem, dans l’enseignement moyen et ce, dans toutes ses composantes, conformément aux recommandations du PDEF. D’abord au terme de la première phase et en termes d’accès, une dizaine de collèges de proximité flambant neufs sont sortis de terre sur toute l’étendue du territoire régional, à Missirah, Maka Colibantang, Bamba Thialène et Koussanar dans le département de Tambacounda, à Fongolimbi, Salémata et Bandafassy dans le département de Kédougou tout comme à Moudéry, Kothiary et Kidira dans le département de Bakel. Ces joyaux ont pratiquement tous été équipés aussi bien en mobilier qu’en ordinateurs, du moins dans les établissements électrifiés. Les principaux de collèges, enseignants et comités de gestion ont subi plusieurs formations allant dans le sens de l’amélioration de la qualité. Il s’y ajoute que les membres des corps de contrôle ne sont pas en reste, avec la dotation en véhicules des inspections départementales et celle d’académie. « Cela accroît nos capacités d’intervention car pour la première fois, il m’est arrivé de faire le tour de tous les collèges de mon immense circonscription » dira l’inspecteur départemental de l’éducation de Bakel.
 Mme Larraine Denakpo, coordinatrice nationale de l'Usaid Paem
Pour cette seconde phase devant prendre fin en 2010, s’agissant des sept collèges prévus, les cinq sont en cours de construction et deux autres subissent une bonne cure de jouvence. Une quantité inestimable de mobilier scolaire commence déjà à arriver dans l’académie où le projet Usaid/Paem développe un important programme de communication allant surtout dans le sens de l’appropriation par les communautés de ces collèges, facteurs inestimables de développement. Ce programme de communication vise également l’éradication des obstacles pouvant inhiber les potentialités des élèves. Les travaux domestiques pour les filles avec les incessantes corvées d’eau, de bois, les travaux champêtres pour les garçons ainsi que les gros temps de divertissement sont identifiés comme étant des facteurs bloquants et il a été question de sensibiliser les communautés qui ont pris par endroits des engagements pour améliorer les performances des élèves. Des enquêtes sont réalisées ou en cours sur la violence à l’école et les bourses allouées aux filles dans le cadre de la collaboration avec la fondation Sonatel vont être renforcées. A ce sujet d’ailleurs, il faut rappeler les excellentes performances au baccalauréat avec 97% de taux de réussite. En termes de qualité, l’on a retenu les milliers de manuels scolaires en mathématiques et autres sciences livrés aux élèves des classes de quatrième et troisième et plus tard à ceux des classes inférieures. Un important programme de formation en direction des chefs d’établissement en éthique et déontologie et des enseignants dans les disciplines scientifiques est en cours. En termes de gestion, depuis la rentrée scolaire s’effectuent des missions d’inspections des bâtiments ainsi que des inventaires de mobilier. Outre le renforcement des capacités des différents conseils de gestion en gestion et résolution de conflits, des accords de financement des projets d’établissement sont effectifs sur la base des études de projets d’établissement. Le projet Usaid/Paem est accompagné dans ce combat par des partenaires traditionnels que sont les membres des corps de contrôle, les collectivités locales, les communautés et il compte tenir, en dehors des séries de formation à l’endroit des enseignants, amis de collège, inspecteurs de vie scolaire, planificateurs, nouveaux conseils de gestion, des campagnes de sensibilisation sur des thèmes aussi importants que les mariages et grossesses précoces, le harcèlement sexuel, les violences, des campagnes/exposés sur les leaders et modèles féminins et sur la promotion des femmes entre autres sont envisagées, ainsi que les camps de vacances à l’intention des élèves. Quelques difficultés liées au manque d’eau et d’électricité dans certains établissements ainsi que les problèmes liés à l’extension possible des établissements sont soulevés au cours des débats, et des réponses claires ont été données. Par rapport à l’extension par exemple, le directeur de l’enseignement moyen général qui présidait les travaux dira que ces collèges de proximité sont paramétrés et que toutefois qu’ils atteindront leurs limites, il est envisagé d’en construire un autre. Le président du conseil rural de Kothiary qui a lui remis sur la table la récurrente problématique de l’électrification du collège de son village chef lieu de communauté rurale trouvera un début de solution avec la promesse faite par la coordinatrice nationale de l’Usaid/Paem, Mme Larraine Denakpo de régler ce probème. Tous se sont félicités des profondes mutations générées par ce projet d’éducation, et c’est peut être pourquoi tous ont vivement souhaité sa pérennisation et son extension à toutes les communautés rurales de la région orientale.  Mme Dia, coordinatrice régionale de l'Usaid, l'Inspecteur d'Académie et les Ide de Bakel et de Kédougou
|