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Tambacounda: 3 enseignants attraits devant la barre pour viol, pédophilie et détournement de mineur |
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04-02-2010 |
Par Assane Diallo / Tambacounda.info /
C’est à croire que l’appareil scolaire, outil d’éducation exemplaire a changé avant de perdre sa place depuis quelques années. Car il n’échappe pas aujourd’hui aux phénomènes sociaux. Si ce n’est pas un cas de viol, c’est alors pédophilie ou harcèlements sexuels sur des élèves ou même des enseignantes. La preuve en a été illustrée dans la région de Tambacounda ou trois enseignants ont été arrêtés et traduits devant de la barre du tribunal correctionnel, hier mercredi. Si le cas du directeur d’école, récidiviste notoire, Souleymane Diallo dit Jules a été renvoyé, son collègue, Ibrahima Dembélé a lui écopé de deux de prison ferme pour viol, détournement de mineur suivi de grossesse sur une élève de Cm2, âgée de 15 ans. Mamadou Saliou Touré quant à lui doit aussi prendre son mal en patience comme jules pour complément d’information sur l’acte de naissance de l’élève qu’il a usé de faux pour se tirer d’affaire.
Loin d’être anodins, ces quelques faits, parmi tant d’autres frappés de l’Omerta liée à la peur ou à la préservation d’une certaine image, rappellent la situation que traverse parfois le système scolaire sénégalais. En réalité, il ne se passe pas un mois sans que l’école sénégalaise fasse parler d’elle. En bien et, hélas, en mal. Tambacounda est dans le lot de ces régions qui ont battu le record des viols, pédophilies, harcèlements sexuels perpétrés sur des élèves par leurs maîtres en charge de leur inculquer les règles apprises au cours de leur formation. Le nombreux public qui s’est déplacé au tribunal correctionnel de Tambacounda n’en revient pas. Trois enseignants sont attraits devant la barre pour des cas de viols, harcèlements sexuels, détournements de mineur et pédophilie. Souleymane Diallo dit jules Directeur d’école à Saré Siby, un village situé à 12 km de la commune de Tamba a vu son cas renvoyé. Il est reproché à ce récidiviste notoire d’avoir harcelé sexuellement « son » enseignante avant de finir, par la violer. Cet enseignant en est à sa deuxième. La première remonte, il y a une année, après avoir tenté de violer une stagiaire avant d’être condamné à deux ans prison puis bénéficié d’une liberté provisoire. Mamadou Saliou Touré, enseignant à Bandafassi, dans le département de Kédougou était aussi à la barre pour répondre des délits de détournements de mineur sur une élève avant d’user de faux et usage de faux sur l’acte de naissance de la victime. Son cas a été renvoyé aussi au 24 février pour comparu de la partie civil et complément d’information. Ce qui a attiré l’attention du public, c’est la condamnation d’un autre enseignant du nom de Ibrahima Dembélé, né en 1986 à Saraya. Adjoint du directeur de l’école de Sabodala, l’instituteur qui en est à sa troisième n’a rien cherché de mieux que d’entretenir des relations sexuelles non protégées sur S. Cissokho, âgée de 15 ans. En classe de Cm2, cette jeune fille est tombée enceinte des œuvres de cet enseignant qui avait en charge de surveiller leur classe en l’absence du maître. Mal lui en pris, car Ibrahima a failli à sa mission. A la place des cours de géographie entres autres lecture, Ibrahima l’apprenait des cours de gymnastie horizontale jusqu’à ce que l’irréparable se produit. Arrêté, il a reconnu les faits avant d’être déféré puis placé sous mandat de dépôt. A la barre ce matin, il a reconnu les faits en présence de « son » élève qui porte une grossesse, accompagné de son père. Le procureur a requis 10 ans de prison ferme. Me Bâ conseil du prévenu a demandé la relaxe ou à défaut une application bienveillante de la loi. Selon lui, son client n’a pas la conscience d’être fautif. Le tribunal l’a finalement condamné à deux ans de prison ferme.
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