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Boubacar Dembo Tamba / tambacounda.info Les travailleurs membres de la fédération des syndicats de la santé passent à la vitesse supérieure et déroulent leur deuxième plan d’action. Mardi et mercredi, la structure a été paralysée par une grève qui a encore fait galérer du beau monde. Ils réclament l’amélioration de leurs conditions de travail, des doléances pour l’essentiel satisfaites, rétorquera la direction de l’établissement.
Mardi et mercredi les patients du centre hospitalier régional de Tambacounda ont à nouveau été déroutés par la grève déclenchée par les membres de la fédération des syndicats de la santé. Le fonctionnement de la structure en a sérieusement souffert, créant ainsi un nombre inestimable de désagréments chez les nombreux patients, même s’il y a eu un service minimum. Ce deuxième plan d’action mis en branle «répond à l’entêtement de la direction à ne pas trouver des solutions à nos problèmes» expliquera Mbaye Diallo, le chargé des revendications et de la communication de la fédération. Mr Diallo de poursuivre, en posant très clairement que «la problématique du versement des cotisations sociales demeure entière avec cinq de nos anciens, admis à faire valoir leurs droits à la retraite, qui en font présentement les frais». Le chargé des revendications d’ajouter que «l’établissement connaît des ruptures inexplicables de produits qui entravent le fonctionnement du laboratoire, de la radiologie et du bloc opératoire. A cela s’ajoute les problèmes liés au paiement des indemnités d’heures supplémentaires pour les contractuels ainsi que la prime de transport». Le directeur du centre hospitalier, que nous avons rencontré, soulignera que c’est là «un mauvais procès que l’on fait à la direction de la structure». En effet, de l’avis de Cheikh Mbacké Fall, «le seul point d’achoppement à ce jour se trouve être la question liée aux primes de transport que nous ne saurons payer pour le moment et pour ce faire, nous avons mis à la disposition des travailleurs un car que nous a affecté la tutelle». Mr Fall s’est voulu formel sur la revendication relative aux indemnités d’heures supplémentaires, «nous avons accepté de payer mieux que ce que les travailleurs demandent», laissera-t-il entendre avant de marteler« le centre hospitalier n’a jamais connu de ruptures de produits comme exagérément avancé par les syndicalistes». Le directeur reconnaîtra tout de même que depuis cinq ans, il y a des arriérés pour le versement des cotisations sociales. «Nous avons fait l’effort de verser quelques deux millions de nos francs en attendant que les pouvoirs publics nous viennent en appui comme promis» concluera-t-il. Cette guéguerre entre les travailleurs et la direction de l’hôpital commence à prendre une tournure fortement décriée par les populations qui continuent d’en faire les frais. Parcourir des distances mortelles pour sauver un malade et trouver un hôpital où pratiquement tout le monde a boudé les blouses mériterait qu’on y perde son latin. Pourquoi ne pas renouer le fil du dialogue et voir de très près ce qui est de l’ordre du faisable et épargner aux patients dont beaucoup viennent des régions voisines et des pays limitrophes des situations de ce genre ? Les 14 et 15 mai derniers, c’était un sit in, aujourd’hui une grève de quarante huit heures, ce sera quoi demain, s’interroge-t-on ? La fédération des syndicats de la santé, pour son troisième plan d’action, compte inviter au débat tous les neuf districts de la région.
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