Par Boubacar Dembo Tamba et Assane Diallo / Tambacounda.info /
Deux jours durant, les activités du centre hospitalier régional de Tambacounda sont plombées par un mouvement d’humeur de l’intersyndicale dont les membres tiennent un sit-in de 9 à 13 heures, histoire de réclamer entre autres, le versement des côtisations sociales, la majoration des primes d’heures supplémentaires pour les contractuels. Ce mercredi, au bout de trois heures d’horloge de négociations avec la direction de l’établissement, tout semble rentrer dans l’ordre. « Chaque fois que les travailleurs de l’intersyndicale de la santé croisent les bras pour en découdre avec qui que ce soit, c’est pour des questions d’argent et non pour la qualité de soin » notera dépité un père de famille ayant attendu en vain ce mercredi de 9 H à 14 H 30. Son enfant devait être vu en ophtalmologie. Un des blessés par balles de l’attaque à main armée d’une petite bourgade située à quelques 7 km de Vélingara a pu lui bénéficier de soins, après être admis en urgences.
Les deux jours de débrayage de l’intersyndicale Sutsas- Syntras-Cnts santé se sont fait durement ressentir par les pauvres malades qui n’ont pourtant pas demander à tomber dans cet état et qui en font malheureusement les frais. De l’avis de Faye Oualy, le secrétaire général de l’intersyndicale, depuis 2004 les années se suivent et se ressemblent pour les travailleurs du centre hospitalier, sans qu’il n’y ait une seule lueur d’espoir. « Le versement des cotisations sociales à l’Ipres et à la caisse de sécurité sociale pour les contractuels, la majoration des indemnités liées aux heures supplémentaires pour les contractuels, le règlement de la question de la prime de transport et l’implication des partenaires sociaux dans les différentes commissions sont nos principales préoccupations » dira-t-il. La direction de l’établissement de santé les a reçus et pendant trois heures d’horloge, ils ont planché sur les revendications et Mr Oualy de l’intersyndicale de signifier les bonnes dispositions dont elle a fait montre. « Deux millions de nos francs de cotisations sociales sont déjà versés, le principe de la majoration des indemnités d’heures supplémentaires pour la garde spéciale et l’astreinte est acquis si la situation financière de la structure le permet et en attendant, le car fera le ramassage du personnel. Quant à la question relative à l’implication des partenaires sociaux dans les différentes commissions, il n’ y a aucun problème » précisera-t-il.
Pour le directeur du centre hospitalier, c’est son devoir le plus absolu de motiver ces agents qu’il a qualifiées d’ « excellents travailleurs » ayant accepté de se mettre au service des tambacoundois là où d’autres ont opposé un niet catégorique. Cheikh Mbacké Fall de reconnaître que « tous sont animés par les mêmes dispositions, celles de procurer aux populations des soins de qualité ». Mr Fall ajoutera que les choses allaient être plus faciles s’il y avait des recettes complémentaires avant de préciser qu’en réalité, la question de l’implication des partenaires sociaux dans les différentes commissions agitée par les travailleurs « n’est qu’un faux débat ». Cela a été toujours fait, mais, « pour ce qui est de la commission des marchés, les textes exigent un certain profil » expliquera-t-il. Les 30 millions de nos francs de fonds de dotation promis par le conseil régional constituera à n’en pas douter, un bon bol d’oxygène pour cet établissement qui, malgré les difficultés d’ordre financier, à réussi à faire des pas de géant dans l’amélioration de la qualité des soins. Les membres de l’intersyndicales qui tenaient une assemblée de compte rendu de leur tête à tête avec la direction, reprendront certainement le travail à un rythme normal parce qu’il faut le souligner, les malades en ont souffert.
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