Tambacounda.info

Fri05182012

Last update06:12:23 AM GMT

Bannière
Back Santé Prévention Tambacounda: Célébration de la journée mondiale de lutte contre le SIDA à Koumpentoum

Tambacounda: Célébration de la journée mondiale de lutte contre le SIDA à Koumpentoum

  • PDF
Note des utilisateurs: / 0
MauvaisTrès bien 

Selon l’ONUSIDA, dans son rapport de 2008, l’objectif du millénaire pour le développement, stipule que d’ici 2015, le monde aura stoppé et commencé à inverser le cours de l’épidémie du VIH. En faisant de la riposte au VIH l’une des priorités sur le plan national et international pour le 21e siècle, les dirigeants du monde ont reconnu la place centrale de la riposte au VIH. Toujours, selon ce rapport, pour 2 personnes qui entament un traitement antirétroviral, 5 autres sont nouvellement affectées.

Face à cette situation et à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de lutte contre le Sida du 1er Décembre 2011 sur le thème : « Engageons-nous pour l’élimination d’ici 2015 de la transmission de la mère à l’enfant » Le CRLS, sous la houlette de son président, le Gouverneur de la Région, a vite compris l’urgence d’une riposte par une implication et une diversification continue et soutenue des acteurs aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural.

L’Enquête Démographique et Santé de 2010/2011, révèle que la connaissance des deux moyens de préventions combinés, à savoir l’utilisation du préservatif et la limitation des rapports sexuels à seul partenaire fidèle et non infecté, varie en fonction des différentes caractéristiques socio démographiques. C’est en milieu urbain et parmi les plus instruits que les proportions de femmes et d’hommes quoi connaissent ces deux moyens sont les plus élevés. Les niveaux de connaissance sont de 75% chez les femmes contre 83% chez les hommes en milieu urbain, contre respectivement 59% et 67% en milieu rural.

Cette même enquête de 2010 a révélé une prévalence régionale de 1,4%. Chez les femmes enceintes, qui constituent l’un des meilleurs témoins de ce qui se passe dans la population générale, la prévalence est de 0,7% en 2010.

Pour le premier semestre 2011, la région a enregistré 13336 personnes dépistées avec 108 cas positifs dont 80 cas de sexe féminin et 28 de sexe masculin, soit un taux de séropositivité de 0,80%. Mais ce taux de séropositivité cache des disparités au niveau régional, surtout avec la zone frontalière de la région de Kédougou dans sa partie minière. Lors de la précédente campagne, une stratégie avancée réalisée dans un district a enregistré 109 personnes dépistées dont 11 cas positifs.

La riposte mise en place pour freiner cette situation et sous l’impulsion de comité régional de lutte contre le SIDA (CRLS),se traduit par la synergie des acteurs ( secteurs publics, secteurs privés et société civile) et à travers les différentes interventions d’IEC/CCC, campagnes de mobilisation sociales suivie de stratégies avancées, de plaidoyers, de renforcement de compétences, de supervisions, de coordination etc…

Le taux de prévalence régional reste préoccupant dans la mesure où il dépasse le taux de prévalence nationale qui est de 0,7 %. Autrement dit, la région de Tambacounda fait partie de celles qui cachent des disparités dans la prévalence du SIDA.

En effet, la région est traversée par le corridor Dakar-Bamako qui draine beaucoup de transporteurs et de passagers qui font des escales. A cela s’ajoute le fait que la région de Tambacounda est frontalière avec plusieurs pays, la Gambie, le Mali, la Mauritanie mais aussi et surtout la région de Kédougou qui dans sa partie Nord/Est, dans la zone minier de Sabodala, draine plusieurs nationalités, en particulier les professionnelles du sexe.

Ce fait combiné à l’indice de pauvreté individuel qui est de 77,9% et un taux d’analphabétisme élevé chez les femmes qui est de 61,5% donne une large exposition de la population à l’infection du VIH/SIDA

L’émigration constitue également un facteur de transmission de la maladie.

La zone bananière qui attire de fortes colonies de travailleurs saisonnier au moment de la récolte constitue aussi une zone à risque dans la mesure où les travailleurs du sexe y affluent.

A cela on peut ajouter, un recul dans le control parental et social, lie à la pauvreté et à une certaine mondialisation avec comme conséquence l’adoption de par les jeunes et les femmes de comportement susceptible de favoriser la propagation du VIH.

Face à cette situation des stratégies innovantes doivent être mises en place pour toucher d’avantage les jeunes de 15 à 24 ans et en particulier les femmes enceintes et lutter contre là stigmatisation et la transmission de la mère à l’enfant. C’est à ce niveau que des efforts doivent être consentis pour toucher les zones enclavées et males desservies.

Il s’agit dans le cadre du renforcement du système de santé d’équiper les districts en logistiques, en ressources humaines de qualité, de renforcer les équipements des laboratoires, renforcer les capacités du personnel, de redynamiser les pools SIDA en léthargie, tenir des revues bilans et fora des partenaires… pour une prise en charge réelle des personnes vivant avec le VIH. Et en particulier les femmes enceintes dépistées positives.

A l’occasion de cette journée mondiale de lutte contre le SIDA, un appel est lancé à tous les acteurs pour s’engager résolument à l’éradication du VIH dans la région.


Discours de M. Sara Aw, chargé de programme régional / Unité d’appui Régional.

Partager

 

 

Mise à jour le Mardi, 06 Décembre 2011 06:31

This content has been locked. You can no longer post any comment.