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Tambacounda: La santé au rouge ce mardi Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
26-08-2008
Par Ousseynou Diallo / Tambacounda.info /

Les blouses blanches de Tambacounda attendent toujours le recrutement de la fonction publique des agents de santé communautaire, le paiement des trois mois de salaires des contractuels sanitaires, leur paiement des heures supplémentaires, l'appui au transport et le versement des cotisations sociales, car rien n'a été réglé. Ce mardi, elles sont montées au créneau pour demander aux autorités de diligenter leurs revendications qui ont trop attendu. Elles ont durci le ton afin d'alerter l'opinion publique sur le triste sort qu'elles vivent.

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M. Mamadou Gaye, président de la fédération des syndicats de la santé

La colère est grande chez les agents de santé affiliés aux syndicats que sont le Syntras et le Sutsas à Tambacounda. Main dans la main, ils ont tous exprimé leur ras-le-bol à travers un sit-in dans leurs différents établissements sanitaires pour inciter les autorités à apporter des solutions à leurs difficiles conditions de vie.  A l'origine de ce courroux, les blouses blanches réclament le recrutement dans la fonction publique des 500 agents de santé communautaire restés 20 ans dans le bénévolat, le paiement des trois mois de salaires des 180 contractuels. A cela s'ajoutent, le paiement des heures supplémentaires de ces contractuels, l'appui au transport, le versement des cotisations sociales et l'érection des 11 districts que compte la région en hôpitaux de niveau 1. "Nous constatons que les autorités font la sourde oreille à nos problèmes  avec l'absence de matérialisation des accords du 23 janvier 2008 signés entre le gouvernement et les syndicats de la santé, dont les points saillants sont le recrutement des agents de santé communautaire, l'érection des centres de santé en hôpitaux de niveau I, le paiement régulier du fond de motivation entre autres …", se désole Mamadou Gaye, le président de la fédération des syndicats de santé de Tambacounda. Avec ses nombreux camarades, ils ont promis de mener la vie difficile aux autorités, leur combat, ils l'ont démarré avec une paralysie de la santé à Tambacounda durant plus de quatre tours d'horloge. Mais la situation est plus grave au sommet. Ils affirment aussi que leur ministre de tutelle aurait désigné le secrétaire général de Sutsas comme étant un perturbateur du système de santé au dessein inavoué et non suivi par sa base. "Nous sommes déterminés, disent-ils, à continuer notre lutte jusqu'à satisfaction de notre revendication. Nous ne plierons" Avec cette détermination des blouses blanches affiliées aux deux syndicats du Sutsas et du Syntras, le moins que l'on puisse dire est que le feu couve dans la case de Birama.   
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