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"Affaire Nafissatou Wane", le directeur des travaux de l'entreprise portugaise récuse |
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30-07-2008 |
Par Boubacar Dembo Tamba / Tambacounda.info /
 Miguel Aguas, le directeur des travaux de l’entreprise portugaise en charge de la reconstruction du tronçon Tambacounda-Mbirkilane s’est voulu formel, «l’histoire de Nafissatou Wane est montée de toute pièce dans le seul but de ternir l’image de mon entreprise». Mr Aguas soutient s'en remettre à la justice, «mieux placée que quiconque pour faire la lumière». Par rapport au viol qu’aurait perpétré un Portugais de l’entreprise s’occupant des travaux de reconstruction de la route Tambacounda-Mbirkilane, le directeur des travaux est sorti ce mercredi de sa réserve pour apporter quelques éléments, dit-il de rationalisation. «Il est clairement établi que la petite Nafissatou Wane s’est fait beaucoup d’amis parmi les agents de la boîte, expatriés comme autochtones confondus. Elle les fréquente souvent les jours de repos et ensemble, ils passent des moments pour décompresser».
Miguel Aguas reconnaitra tout de même que ses compatriotes, dont certains ont déjà bouclé une saison à Tambacounda, ont eu le temps de se faire des amis aussi bien chez les hommes que les femmes. Quand le bruit relatif au viol de Nafissatou Wane par un de ses agents a fait le tour de la ville, Mr Aguas laissera entendre qu’il a réuni son personnel et les a entretenus du comportement qui devait être le leur, afin d’éviter d’entrer en conflit avec les lois de la république et de ternir l’image de l’entreprise. Il s’en était même ouvert au gouverneur de la région pour signaler un fait, celui consistant à voir les femmes fréquenter quotidiennement ses compatriotes ayant élu domicile au quartier «Abattoirs». Ces dernières n’accepteraient jamais exhiber leurs pièces d’identité parce que dans son entendement, il leur faut éviter «de parler même aux filles mineures car chez nous aussi elles sont protégées par la loi» ajoutera-t-il.
Pour Mr Aguas, les relations qu’ont tissées ses compatriotes avec les habitants de Tambacounda «entrent dans le cadre normal des choses». Il précisera tout de même, le registre des entrées et sorties à la base en main, que «personne, en dehors des travailleurs du chantier et de femmes de ménage ne fréquentent la base vie de l’entreprise où logent une partie du personnel expatrié», ce sont des instructions fermes qu’il aurait données. Toujours s’agissant du cas de viol de la petite Nafissatou Wane, Mr Aguas martèlera que si la justice qui a le dossier en charge établit que son compatriote et agent incriminé est coupable, «qu’il soit puni» ce dont il dira beaucoup douter. Ce que fonde sa conviction comme quoi il y aurait un non dit dans cette affaire qui défraie la chronique à Tambacounda, c’est que l’on semble établir un lien entre la «seconde mésaventure de la petite Nafissatou le 21 juillet dernier avec l’affaire du viol pour dire que ce serait la même personne qui aurait accompli un tel forfait». Sur cette question, le directeur des travaux s’est voulu on ne peu plus clair. «Voici la photocopie de son passeport qui signifie très clairement que l’homme en question vient de fouler le tarmac de l’aéroport de Dakar le 27 Juillet». Une belle façon de dire qu’au moment du supposé enlèvement de la jeune fille, le concerné était parti au Portugal pour ses congés. Une chose est et demeure indubitable, c’est qu’à beau parler des Portugais aussi, certaines femmes de mœurs très légères adeptes de la facilité, font que l’opprobre est jeté sur toutes. Dieu sait qu’elles font légion à ériger en sacerdoce «la chasse aux billets de banque» quelles que soient les conséquences qui pourraient en découler, sous le fallacieux et pompeux prétexte de la pauvreté. C’était avec les chasseurs durant la campagne de chasse, maintenant elles font le pied de grue chez les Portugais qui ont aussi besoin de se la couler douce par moments surtout après douze à quatorze heures de labeur. Les associations de femmes ne baissent pas la garde, elles comptent suivre ce dossier de Nafissatou Wane jusqu’au bout, un dossier que Miguel Aguas trouve vide.
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