Les cafards du ministère de l’Economie maritime, des transports maritimes, de la pêche et de la pisciculture, Khoureychi Thiam, ont été exhibés dans le rapport d’audit du Cabinet Bsc. Khoureychi Thiam s’est perdu en haute mer dans sa vedette. Il a fallu d’intenses investigations menées par les auditeurs pour retrouver l’ancien ministre de Wade qui cachait 1 746 647 800 FCfa. Un montant qui représente le marché de la fourniture d’une vedette à passagers et pour la formation des personnels à la conduite et à la maintenance, octroyé à une entreprise dénommée Ocea. Seulement, le rapport d’audit révèle que l’attribution du marché a été fait sur la base d’un cahier des charges tronqué qui comportait des dispositions discriminatoires favorables à un fournisseur probablement identifié à l’avance.
Le rapport d’audit a relevé dans le contrat «une clause tendant à octroyer un bonus de 10 millions FCfa par semaine pour une livraison dans un délai inférieur à 5 mois qui est de nature à favoriser l’attributaire qui avait déjà acquis un chantier naval en liquidation judiciaire et qui avait déjà commencé à fabriquer une vedette. Curieusement, la vedette avait exactement les mêmes spécifications techniques que celles du Dossier d’appel d’offres. Il s’y ajoute, poursuit le rapport, «qu’en laissant le soin au constructeur de choisir lui-même le bureau de contrôle, le ministère de l’Economie maritime n’est pas à l’abri de collusions éventuelles entre ces derniers au détriment de l’autorité contractante».
Fractionnement de marches. L’ancien ministre de l’Economie maritime a aussi un penchant pour le fractionnement de marchés. Le Cabinet d’audit a relevé plusieurs cas de fractionnement de commandes proscrit par les dispositions de l’article 54-2 du Code des marchés publics. Le rapport fait ressortir «des achats de fournitures de bureau, de consommables informatiques ont donné lieu à la conclusion de marchés fractionnés et de plusieurs paiements pour des montants respectifs estimés à 33 244 411 FCfa et 44 096 037 FCfa». Le document note également dans les pratiques de Khoureychi Thiam, des travaux d’entretien et de réparation de véhicules qui ont donné lieu au lancement de 29 Demandes de renseignements et de prix (Drp) pour un montant cumulé estimé à 74 954 159 FCfa. Ce qui dépasse largement le seuil de passation des marchés par appels d’offres.
Plus loin dans le document, il est question de négociations interdites par le Code des marches publics et qui, pourtant, ont été menées sur les marchés de fournitures d’équipement, matériels et outillage de sécurité. Attribué à la société Fermon, le marché a été conclu pour 96 345 408 FCfa hors taxes, soit 113 687 581 FCfa toutes taxes comprises (Ttc). Le marché en question a été irrégulièrement approuvé par le ministre de l’Economie maritime non habilité à le faire au regard des seuils d’approbation. Khoureychi Thiam viole ainsi les dispositions de l’article 29 du Code des marchés qui confère cette compétence au ministre de l’Economie et des finances. La sanction prévue dans ce cas d’espèces est la nullité absolue du contrat.
Source futursmedias.sn /
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