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| Hivernage à Tambacounda: entre dégradation des routes, insécurité et insalubrité |
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| 24-07-2008 | |||||||||||||
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Dossier réalisé par Assane Diallo / tambacounda.info Une ville qui meurt à grand feu L'insécurité dans laquelle vit la population de Tambacounda a déjà atteint son paroxysme du fait du manque d'électricité dans tous les quartiers de la ville et elle est accentuée par la dégradation des routes et l'insalubrité en cette période de canicule et d'hivernage. Cet état de fait favorise sans nul doute la délinquance sous toutes ses formes qui ne cesse de faire parler d'elle. Par forte chaleur, nombreuses sont les familles qui dorment à la belle étoile pendant que les jeunes occupent les boîtes de nuit et les ruelles sans lumière, buvant du thé. Moment privilégié pour les malfaiteurs prévoyant de commettre un forfait. Le banditisme qui sévit a fini par installer une psychose chez les populations de la capitale orientale. Pour toutes ces raisons, le commissaire de la police de Tambacounda, Mame Seydou Ndour, dans son programme de lutte contre la délinquance a mis sur place une brigade de recherches et multiplie les rondes nocturnes et autres rafles dans les quartiers périphériques de la ville, considérés comme étant le lit des bandits armés (Plateau, Gourel Diadié, Diallo Bougou et Quinzambougou, Gouye et Abattoirs complémentaires). Les cibles de ces délinquances, explique un limier, sont les quartiers résidentiels des Hlm, Dépôt, Médina coura et Pont. « Les délinquants profitent souvent des averses pendant la nuit pour opérer dans les maisons et magasins. C'est la raison pour laquelle nous avons initié des séries de rondes pour dissuader les malfrats, sans compter les rafles que nous menons » explique-t-il avant de déplorer « le manque criard d’électricité dans les quartiers de la ville et la dégradation des routes qui sont inaccessibles pendant cette période d'hivernage ». Dégradation des routes très avancée et insalubrité au menu ![]() Il convient de signaler qu'en dehors de l'insécurité qui règne à Tambacounda s'ajoutent la dégradation des routes et l'insalubrité totale qui aujourd’hui fait partie du décor de la ville, sous l'oeil impuissant de la municipalité. A chaque coin de rue, on constate des tas d'immondices et autres ruissellements d’eaux usées que l'on déverse partout. Le passage est difficile. Les ordures remplissent les nids de poules. Même le marché central n'est pas épargné par cette forme de dépotoirs sauvages qui dégagent des odeurs nauséabondes. Les riverains du lit du Mamacounda (rivière qui traverse la ville) quant à eux, ne cachent plus leur désarroi du fait de la prolifération des moustiques favorisée par les tas d'immondices qui les envahissent. Aminata. Sow, habitant au bord du lit du Mamacounda, au quartier Médina coura ne cache pas son indignation. « Constatez vous-même (elle pointe du doigt le décor), comment pourrions-nous vivre ou dormir dans ces conditions là? Nous sommes envahis de jour comme de nuit par les moustiques et cette odeur que dégagent les ordures que l'on déverse tout le temps ici », déplore-t-elle. Même son de cloche pour Pape Diallo, du quartier Dépôt qui ne trouve pas de mot pour expliquer cet état de « désordre ». Il pointe un doit accusateur sur la municipalité de Tambacounda « incompétente » pour résoudre le problème, selon lui. L’insalubrité a fini par régner en maître dans la capitale orientale et cette situation dépasse l’entendement. En cette période d’hivernage, avec les fortes précipitations qui ont commencé à tomber depuis le début du mois de juillet, le sommeil des populations riveraines du Mamacounda commence à être hanté. Pire point de la circulation après ces pluies, les artères riveraines du Mamacounda deviennent inaccessibles et créent d’énormes désagréments aux populations. De plus, chaque année des maisons s’écroulent et pataugent. Il est aussi temps de sensibiliser les femmes de ménage pour qu’elles évitent de verser de l’eau dans les ruelles inondées. Mais aucune politique n’est jamais menée par les autorités pour faire disparaître la misère des populations qui n’ont que leurs yeux pour constater les dégâts et prier vivement le Tout Puissant pour être épargnés. Dans la capitale, si l’hivernage fait le bonheur des uns, sachez qu’il fait le malheur des autres. Le calvaire est toujours là, persistant malgré plusieurs plans de curage. Depuis 2000, des opérations de profilage et de curage ont été entreprises. Et la dernière en date, il y a quelques mois, avec l’Union des jeunes pour le développement de la Tambacounda (dont la plupart sont basés à Dakar) avec à sa tête Mbemba Doukouré, n’a pas empêché le problème de persister. Le lit du Mamacounda est un dépotoir géant. Il est nécessaire que les autorités municipales procèdent chaque année au délarvage des eaux stagnantes sur le Mamacounda pour lutter contre la prolifération de maladies comme le paludisme et la fièvre jaune qui font de véritables ravages, accentuant un taux de mortalité déjà très élevé dans cette zone. Il y a lieu de lancer un véritable SOS pour la ville de Tambacounda qui meurt à « grand feu ». Prolifération des maladies, le paludisme en tête ![]() L’hivernage s’installe progressivement dans la capitale orientale. Cette période est très propice à la propagation des gîtes larvaires des moustiques, dont l’anophèle, principal agent pathogène du paludisme. Il constitue toujours le premier motif des consultations médicales dans les différentes structures sanitaires pendant cette période. Malgré les vastes campagnes de distribution de moustiquaires imprégnées et de sensibilisation du district sanitaire de Tambacounda, le paludisme fait toujours sa sinistre besogne. Durant l’hivernage, la santé des populations est encore plus précaire et aggravée par le mauvais état des infrastructures routières. Ainsi dans la plupart des quartiers tels qu’Abattoirs complémentaires, Plateau, Gouye, Gourel Diadié entres autres, où il n’existe pas de poste de santé, le problème de l’évacuation des malades vers les structures sanitaires se pose, en particulier pour les femmes en état de grossesse qui périssent souvent en donnant la vie. Indifférence et/ou incapacité des autorités: des promesses jamais tenues ![]() Dans tous les cas, les autorités font la sourde oreille, si l'on en croit l’avis des populations rencontrées qui disent qu’aucune action n'a été menée par la municipalité. Les rues de Tamba sont étroites et sales. Les populations sont laissées à elles-mêmes, renchérissent les personnes interrogées. Bon nombre de taximen refusent de se rendre dans les quartiers périphériques ou bien doublent le tarif, surtout en cette période d’hivernage. En tout état de cause, les conditions et niveau de vie des populations ne cessent de se dégrader au point ils sont nombreux à se demander s’ils sont des Sénégalais à part entière ou des Sénégalais entièrement à part. « Les autorités municipales de Tambacounda n'ont pas du tout tenu leurs promesses envers les populations de la capitale orientale lors de la précédente campagne électorale pour briguer la mairie. Apres avoir été élus, les autorités municipales de Tambacounda sont restées sourdes aux doléances des populations de la capitale orientale. Les promesses n'ont jamais été tenues par le maire » déclare S. G, avant de poursuivre que « les populations de Tambacounda ne savent plus comment se fier à leur maire». Des jeunes de la capitale orientale ont décidé de prendre leurs destinées en mains. C'est ainsi que de jeunes cadres Tambacoundois basés à Dakar sont descendus sur le terrain pour fustiger des autorités municipales de Tambacounda. Ils sont même allés jusqu’à mettre sur pied une association décidée à en découdre avec le maire lors des prochaines échéances électorales de 2009, sous la houlette de Adama Signaté, Bouna Cissokho, Souleymane « Jules » Dieng, Amadou Bâ, entres autres, des natifs de la capitale orientale. Ces jeunes disent n’avoir pas compris « le rôle et la gestion de la municipalité » qu'ils jugent gabegique. Ces derniers, qui multiplient les rencontres, ont décidé de battre le macadam dans les artères de la capitale orientale. En tout cas, la jeunesse de Tambacounda est très remontée contre la gestion des autorités municipales de Tambacounda. Selon, Pape Ndiaye « le maire aurait recruté des pères de famille qui ont déjà pris leur retraite depuis belle lurette pour être casés à la mairie alors que la jeunesse est sans emploi » avant d’ajouter que « le maire de la commune a failli à sa promesse et sa mission pour la jeunesse de Tamba qui a faim de travail ». La pauvreté a fini par s’installer partout et toucher de nombreuses familles qui ne parviennent pas à assurer les trois repas quotidiens, car dans chaque famille, deux ou trois personnes en âge de travailler sont sans emploi.
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1: Yo allah wallé mon frère. Tu es brave. Courage fof...2: je suis une talibé de Pape CISSE et vrément il est...
3: C'est un jeune que j'ai vue naitre et grandir dans...
4: Bravo, nous avons vraiment mérité de gagner.Espoir...
5: Merci petit frere de nous avoir replonger dans le ...
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L'insécurité dans laquelle vit la population de Tambacounda a déjà atteint son paroxysme du fait du manque d'électricité dans tous les quartiers de la ville et elle est accentuée par la dégradation des routes et l'insalubrité en cette période de canicule et d'hivernage. Cet état de fait favorise sans nul doute la délinquance sous toutes ses formes qui ne cesse de faire parler d'elle. Par forte chaleur, nombreuses sont les familles qui dorment à la belle étoile pendant que les jeunes occupent les boîtes de nuit et les ruelles sans lumière, buvant du thé. Moment privilégié pour les malfaiteurs prévoyant de commettre un forfait. Le banditisme qui sévit a fini par installer une psychose chez les populations de la capitale orientale. Pour toutes ces raisons, le commissaire de la police de Tambacounda, Mame Seydou Ndour, dans son programme de lutte contre la délinquance a mis sur place une brigade de recherches et multiplie les rondes nocturnes et autres rafles dans les quartiers périphériques de la ville, considérés comme étant le lit des bandits armés (Plateau, Gourel Diadié, Diallo Bougou et Quinzambougou, Gouye et Abattoirs complémentaires). 



Oui la voirie doit étre prise en chage par la mairie,mais à défaut la solidarité nationale peut se faire,car constater qu'au début de campagne électorale,il y a un truc qui se fait avant l'arrivé du président candidat,alors je dis que c'est possible au niveau national ,mais le probléme est que Tamba n'a aucune considération au plan national,surtout avec le découpage de Kédougou comme nouvelle région,ce qui signifiera que les richesses miniéres de kédougou ,Tamba n'en bénéficiera pas


