Par Boubacar Dembo Tamba / Tambacounda.info /
Pour être capable de formuler des propositions et de mettre en œuvre des actions, les organisations de producteurs se doivent de se former. Cette vérité, les responsables de la Fédération des ONG du Sénégal (FONGS) se l’ont appropriée. Ils ont, en collaboration avec le CRCR, tenu un atelier d’information sur le volet «formation» du PSAOP 2.
« Pour une agriculture compétitive et durable, les organisations de producteurs doivent participer au débat sur les différentes politiques agricoles, or, pour ce faire, il faut être suffisamment armé au plan théorique » dira d’entrée de jeu Amady Séga Sy, un des responsable de la FONGS, structure en charge du volet « formation » du PSAOP 2, un programme financé par l’Agence Française de Développement comme subvention, dont une partie est confiée sous forme de contrat d’objectif à des organisations paysannes pour exécution. L’on y retrouve le volet relatif à la mise en place d’une cellule de suivi et d’information sur les politiques agricoles et les négociations commerciales, un autre est axé sur la formation des leaders et responsables paysans, si l’on en croit Mr Sy.
Dans ce contexte, des techniciens du monde rural laissent entendre que la formation « est fondamentale pour mieux appréhender les résultats attendus du programme ainsi que les bénéfices que les producteurs doivent pouvoir en tirer ». 120 responsables locaux sur une période de 12 mois devront être formés par les experts de la FONGS, sur des modules aussi variés que « qui sommes nous, que voulons nous, comment y parvenir, avec qui « par exemple, une formation en salle suivie des études de terrain. Chacun des cinq modules devant être adapté aux réalités de chaque région, soutien-t-on. Une initiative dont se sont félicités les responsables des différentes plateformes paysannes de la région qui y voient une belle façon de renforcer leurs initiatives économiques et leur capacité à s’investir dans la définition des politiques.
Le PSAOP 2 qui a démarré l’année dernière et se poursuivra jusqu’en 2010, est financé par la Banque Mondiale et le FIDA et il comprend entre autres volets, le renforcement de la représentation, l’inclusion des organisations de producteurs, la formation.

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