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Par Ousmane Diallo / Tambacounda.info /
 Une pléthore d’organisations de bases sans effets majeurs sur le développement de la région…
Dans le cadre de la mise en place du 10em F.E.D (Fond Européen de Développement), l’union Européenne prépare une cartographie des acteurs non étatiques au Sénégal. Il s’agit de répertorier toutes les Asc, Ong et Ocb dans les différentes localités du pays afin de mieux les identifier, cerner leurs domaines d’interventions, leurs différentes activités mais surtout leurs forces et faiblesses. Bref, un état des lieux des organisations de la société civile dont le bon fonctionnement participe de la bonne gouvernance et de l’état de droit, un préalable pour toutes interventions des partenaires de l’UE.
Pour ce faire une mission conduite par Mamadou Lamine Thiam a séjourné pendant deux jours dans la capitale régionale. Après avoir été reçu par les autorités administratives, M Thiam a rencontré certaines Ong Et c’est la grande salle du cedeps qui a abrité la rencontre entre la mission et une quinzaine de représentants d’organisations ou d’associations. En prélude aux travaux, il y a eu le discours de bienvenue de Mme Ba Oumou Diallo en sa qualité d’ajointe au maire mais également de vice-présidente de la plate forme régionale des acteurs non étatique (ANE). Le chef de mission M.Thiam prendra la parole pour camper le débat. « L’intérêt de cette cartographie est de permettre tout un chacun de savoir qui est qui en tant qu’acteur non étatique, qui se trouve où, qui fait quoi et avec qui?» La finalité poursuit M. Thiam s’est « d’avoir un répertoire national ou annuaire national des acteurs non étatiques mais surtout de bien cerner les caractéristiques des différents acteurs non étatiques qui existent au Sénégal ; connaître leur identification, leurs domaines d’activités pour arriver à un diagnostique des forces et faiblesses de ces acteurs dans le cadre de leur mission. » Pour l’union européenne il est important de préparer les organisations de bases aux perspectives d’un appui financier dans le cadre du 10em FED, comme cela a été le cas avec le 9èm FED où une cinquantaine d’organisations avaient été financées. C’est pourquoi au cours de la rencontre avec cette mission de l’union européenne, les représentants des ASC, OCB et ONG ont été soumis à des questionnaires. Quelle a été leur part de contribution dans les différents programmes de lutte contre la pauvreté ? L’association qu’ils représentent dispose-t-elle d’instruments juridiques ? Quelles sont leurs faiblesses qui devraient faire l’objet d’un renforcement de capacité ? Quel est le problème le plus important pour les populations de la région ? Dans leurs réponses il est ressorti que la plupart des organisations ou structures sont confrontés à d’innombrables difficultés aussi bien institutionnelles que matérielles pour mener à bien leurs activités au coté des communautés. Ce qui anéanti considérablement les chances de réaliser les objectifs pour lesquels la structure ou l’association avait été mis sur pied. Certaines OCB par exemple n’existent que de nom, si l’organisation n’est pas réduite à son seul président. Les représentants ont par ailleurs souligné la nécessité pour leurs organisations d’être capacité pour mieux remplir leur mission d’appui et d’accompagnement des populations. Des doléances couchées sur papier par le missionnaire de l’union européenne qui a promis d’en faire un rapport complet et exhaustif qu’il transmettra à qui de droit.
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