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Bilan des manifestations à Tambacounda : Deux arrestations, des pneus incendiés, barricades érigées, le domicile d’une conseillère régionale incendié

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Quand les jeunes de Tambacounda en arrivent à semer le trouble pour dire non à la décision du Conseil constitutionnel de valider la candidature de Me Wade, c’est parce qu’ils ont déjà tout perdu. La furie avec laquelle ces jeunes du M23, de Rewmi, Fééké Maci Bolé, Afp, Pit, PS, Yonou Askan Wi bref de la classe politique opposante à Tambacounda se sont jetés samedi sur les différentes artères de la ville, est pour restituer toute sa signification à une telle assertion. Bilan : Deux manifestants arrêtés, pneus incendiés, barricades érigées, le domicile d’une conseillère régionale incendié, des lacrymogènes tonnaient et  une course poursuite entre manifestants et policiers.

Après l’intifada le jour de la validité de la candidature de Me Wade par le Conseil constitutionnel ce vendredi,  c’est dans le calme que les populations de la capitale orientale se sont réveillées le samedi.  Un calme qui en cachait bien des non dits du côté des jeunes de Rewmi, Fééké Maci Bolé, APR, PIT, AFP, PS, Yonou Askan Wi réunis au sein du M23 qui s’étaient donnés rendez-vous samedi aux environs de 18 heures dans un coin tenu secrète par ces jeunes. Une stratégie qu’ils ont adoptée au début pour tromper la vigilance des hommes du Commissaire Bassamba Camara. Aux environs de 22 heures ce samedi que les choses ont commencé à bouger  de façon simultanée. De l’avenue Kandioura Noba en passant par le stop Abdou Cissokho, la rue Ainina Fall, la RN°1 et la RN°1, partout des pneus brulés, des barricades érigées et ordures déversées sur les routes pour barrer la circulation. Après s’être rejoints par leurs aînés, les jeunes se sont regroupés au rond point « Tassangoro » aux environs de 00 heure. Se posait, dés lors, la question de savoir s’il fallait oui ou non, rallier le Conseil régional pour le saccager, et faire un détour par la mairie ? C’est en ce moment précis que les choses se gâtèrent juste à hauteur du passage à niveau du quartier Pont, car «la meute» de manifestants voulut, coûte que coûte, mettre à exécution son désir d’aller mettre à feu la dite institution régionale sise au quartier Liberté. Un vœu auquel les limiers opposèrent un niet catégorique. Les nerfs se chauffent du côté des manifestants. La tension est dans l’air. Le dispositif anti-émeute des limiers est sur le qui-vive. Le diable s’en mêle. C’est l’affrontement. Aux jets de pierres des manifestants, s’oppose la réplique des forces de l’ordre. Résultat : l’odeur âcre des lacrymogènes rendit l’air irrespirable à des centaines de mètres à la ronde. Les manifestants vont dans tous les sens. Ce fût le sauve-qui-peut avec un décor indescriptible. « Ils n’ont qu’à nous tuer mais Wade ne va pas se présenter » ; « Tambacounda a trop souffert avec le régime de Wade », scandant, tel un cri de guerre, les révoltés par la décision du Conseil constitutionnel. Des foyers de tension ont été ouverts dans la capitale orientale jusqu’aux environs de trois heures du matin. Les policiers ont finalement réussi à mettre la main sur deux manifestants. Il sied de rappeler que la veille, c’est le domicile de Fatou Diallo, une conseillère régionale libérale qui a été pris pour cible par les manifestants qui ont incendié la véranda et le hangar se trouvant dans la cour parce que n’ayant pas pu accéder à l’intérieur.

Par Ousseynou Diallo / Tambacounda.info /

 


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Mise à jour le Lundi, 30 Janvier 2012 06:06

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