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Tambacounda: Pris en flagrant délit de vol, un enseignant déféré au parquet |
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10-08-2009 |
Par Ousseynou Diallo / Tambacounda.info /
Plus futé qu’El hadji Karamokho Cissokho, un élève maître qui vient de boucler sa session de formation à l’Ecole de Formation d’Instituteurs (EFI) de Tambacounda et qui attendait tranquillement d’être affecté dans un établissement élémentaire, il n’en existe pas . Ce dernier, pris par l’appât du gain facile, n’a trouvé mieux qu’à faire de commettre un larcin. Mal lui en a prit puisqu’il a été déféré au parquet.
Du sens de l’éducation qu’on lui a inculqué au cours de sa session de formation à l’EFI de Tambacounda, cet enseignant n’y a rien retenu. Sinon comment comprendre son attitude qui consiste à aller commettre un larcin alors qu’il attendait tranquillement d’être affecté dans un établissement élémentaire. Doté d’un esprit très fin à cette période des grandes vacances, El hadj Karamokho Cissokho âgé de 34 ans a pondu un plan et une directive qui lui a permis avec son ami à commettre un larcin. Au domicile du menuisier Amadou Ndiaye sis au quartier Abattoirs. Devant les enquêteurs du commissariat de police, le plaignant a retracé le film de l’arrestation du maître en matière de soustraction frauduleuse. Selon le menuisier, le voleur qui était en compagnie d’un autre individu qui a réussi à s’enfuir avaient enlevé un mouton dans leur maison dans la nuit du 5 au 6 août dernier aux environs de 4 heures du matin. Quand il revenait d’une soirée en compagnie de son ami, ils sont tombés sur la scène et ont crié au voleur. L’enseignant qui tirait sur la corde du mouton a été aussitôt arrêté et son complice a réussi à s’éclipser dans la nature sans laisser de trace. Sentant l’étau se resserrer autour de lui, l’enseignant a déclenché une vive bagarre avec ses bourreaux qui ont réussi à le blesser à l’œil gauche et déchiré son boubou. Ainsi, il a été conduit manu militari au commissariat en même temps que le mouton. Soumis au feu roulant des questions d’un enquêteur, il a servi des déclarations cousues de fil blanc : <<J’ai été en ville et j’ai pris une prostituée au bar Saraba pour me rendre chez elle au quartier Abattoirs. Nous ne sommes pas tombés d’accord sur le prix de la passe et j’ai pris le chemin de la maison>>. Des déclarations qui n’ ont pas convaincus les enquêteurs qui l’ont déféré au terme de sa durée légale de garde-à-vue.
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