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| Tambacounda: La région valide le rapport de synthèse du PNDE |
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| 02-07-2009 | ||||||
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Par Boubacar Dembo Tamba / tambacounda.info / Rien dans le sous secteur de l’élevage ne sera occulté par les experts et organisations de producteurs qui ont deux jours durant planché sur le rapport de synthèse présenté par Sen Ingénierie Consult. Aussi bien les obstacles au développement de l’élevage que la situation des différentes filières de production animales dans la région de Tambacounda, tout est passé au peigne fin en vue de la finalisation du processus de formulation du Plan National de Développement de l’Elevage (PNDE).
![]() Sous l’égide du ministère de l’élevage dans le cadre de la définition et de la mise en œuvre d’un PNDE, organisations de producteurs de la région de Tambacounda, services techniques, représentants des collectivités locales et organisations socioprofessionnelles excellant dans le sous secteur ont passé à la loupe, puis validé le rapport de synthèse présenté par les experts commis à cet effet par la direction de l’élevage.
QUELQUES ATOUTS MAJEURS MIS EN EXERGUE En termes d’alimentation du bétail, la région de Tambacounda est présentée comme recelant de potentialités non négligeables. Elles ont trait essentiellement à la biomasse herbacée durant la saison hivernale et à la présence localisée de la paille en saison sèche. Pour ce qui est de l’abreuvement du bétail, l’on révèle la présence de forages et puits ainsi que plusieurs mares et autres bassins de rétention. S’agissant de la santé animale, il est établi que la région dispose de ressources humaines appréciables faites d’un inspecteur des services vétérinaires, d’agents à l’échelon des arrondissements. Il s’y ajoute la présence du reste très remarquée d’auxiliaires d’élevage et l’organisation périodique de campagnes de vaccination du bétail. Dans le domaine de la production animale, l’on a mis en relief les importants programmes d’insémination artificielle avec des races brésiliennes, la forte production de lait en hivernage, l’existence d’un abattoir ou encore la présence des apiculteurs. La mise en marché laisse entendre que la région dispose de marchés hebdomadaires. Par rapport aux organisations d’éleveurs, l’on a noté l’existence d’une maison des éleveurs, d’un directoire régional des femmes en élevage, de plusieurs groupements d’intérêt économique, un capital expérience en matière de micro crédit ainsi que l’existence d’organismes d’appui au développement. Seulement, une kyrielle d’obstacles épistémologiques plombant présentement le développement du sous secteur, est aussi relevée. DES CONTRAINTES AU DEVELOPPEMENT DE L’ELEVAGE DANS LA REGION DE TAMBACOUNDA Elles sont inestimables, surtout dans le domaine de l’alimentation du bétail. L’indiscipline et l’insouciance de pas mal de producteurs dans le monde rural font que très souvent des feux ravagent la forêt. Il s’y ajoute la surexploitation des pâturages du fait de la très forte transhumance, même transfrontalière, avec comme corollaire une coupe abusive des bois et arbres fourragers. Les espaces pastoraux se réduisent, l’accès aux aliments concentrés du bétail et aux grains de coton pose problème, l’insuffisance des ressources humaines et matérielles des services forestiers impacte négativement sur le sous secteur. Pour ce qui est de l’abreuvement du bétail, les eaux ne suffisent pas du fait des nombreux ennuis mécaniques des forages et du tarissement des mares. Les animaux souffrent de pas mal de maladies dont la pasteurellose, la trypanosomiase et la claveté, les stocks de médicaments sont insuffisants et les produits coûtent chers. Outre les ruptures de vaccin et l’insuffisance des parcs à vaccination, il est aussi noté la prolifération de médicaments frauduleux et des effets négatifs sur la lactation des vaches. D’autres facteurs non favorables, comme l’absence de laboratoire au niveau régional ou celle de crédit de fonctionnement au niveau des postes vétérinaires sont, entre autres contraintes, mis en exergue. La vétusté et le manque d’hygiène de l’abattoir, les problèmes de conservation de la viande, les cas de mortalité chez les veaux, la faible production de lait en saison sèche, la fréquence des abattages clandestins sont relevés, parmi d’autres obstacles liés à la production animale. La concentration des activités au sommet des organisations de producteurs, tout comme les difficultés d’accès au micro financement du fait des taux d’intérêt pratiqués , le déficit de communication interne entraveraient le fonctionnement normal et le développement des structures socioprofessionnelles. QUE FAIRE POUR BOOSTER L’ELEVAGE DANS LA REGION ORIENTALE ? Pour pallier les nombreuses épines entravant le décollage du sous secteur de l’élevage dans la région de Tambacounda et atteindre des résultats probants en termes de sécurisation du bétail et des ressources fourragères ou encore de gestion durables des espaces pastoraux et de maîtrise de la transhumance par exemple, une compilation de mesures est envisagée. L’on retiendra essentiellement celles relatives à l’alimentation du bétail pour laquelle ils est fortement recommandé l’acheminement à temps des aides de soudure pour le bétail, la priorité aux éleveurs locaux pour les graines de coton, la mobilisation des populations contre les feux de brousse et les coupes abusives, sans oublier la modulation localisée de la transhumance, la confection d’enclos communautaires, entre autres. S’agissant de la santé animale il est retenu le renforcement de la prophylaxie du bétail, la disponibilité des produits vétérinaires au niveau local, l’augmentation des capacités d’intervention du service de l’élevage, l’encadrement plus rapproché des éleveurs ou encore un accès plus facile aux produits vétérinaires. Le renforcement des capacités institutionnelles des OPE, de la pratique démocratique en leur sein est aussi recommandé, tout comme l’augmentation de la valeur ajoutée des produits animaliers. Nul doute que la tutelle mettra tout en ouvre pour qu’une bonne place soit accordée aux besoins prioritaires des éleveurs de la région dans le PNDE, d’autant plus que ses potentialités pastorales sont inestimables.
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