Dossier réalisé par Ousseynou Diallo / Tambacounda.info /
Terre des grands routiers et ferroviaires, la région de Tambacounda est connue comme étant la plaque tournante du trafic de chanvre indien communément appelé Niakoye, Teuch, Kali, Guandia, Brown et de la drogue dure appelée Cocaïne, souvent utilisée par des étrangers composés pour la plupart de Nigérians, Ghanéens, Guinéens de Bissau et de Conakry. C’est dire donc que c’est une région particulièrement surveillée par les forces de sécurité qui y ont pratiquement élu domicile en se fondant dans la faune locale. Et cela paie puisque l’année 2008-2009 constitue en effet, dans les anales des limiers, pandores et soldats de l’économie, la période où les barons et baronnes, parmi les plus futés ont été mis hors d’état de nuire.
La semaine nationale de mobilisation contre la drogue a édifié les populations sur l’efficacité des forces de sécurité quant au fléau des temps modernes que constitue la drogue. La collaboration exemplaire des forces de sécurité que constitue limiers, pandores et soldats de l’économie, sous le contrôle d’un procureur acquis à leur cause, est de nature à décourager tous ceux qui parlent de drogue, voudraient prospérer. Dans la région orientale, il est maintenant facile de confondre les forces de sécurité du fait de la collaboration des chefs hiérarchiques que sont le Colonel Ismaël Sarr de la Gendarmerie , du Commissaire divisionnaire Kéba Mané et du Colonel des Douanes. Pleins feux sur les saisies et arrestations opérées par les forces de sécurité Le vote de la loi feu Abdou Latif Guéye à l’Assemblée nationale ne semble pas dissuader certains dealers qui continuent à se livrer intensément au trafic de drogue. Mais, c’était sans compter avec les forces de sécurité de la région orientale qui jouent à merveille leur partition. Et le travail peut se mesurer à l’aune des coups réalisés par ces dernières années. Du groupe d’Ibrahima Kanté à celui de Makhan Konaté en passant à la bande de trafiquants dirigée par le nigérian Okay Kéméka, Okafor Gassou, Ibrahima Diakité « Mister » et autres Modou Fall. Les forces de sécurité affichent un beau palmarès. La plupart des barons sont actuellement incarcérés à la citadelle du silence pour détention, usage et trafic de chanvre indien ou de Cocaïne. Dans le cadre de la lutte contre la drogue, les pandores de la brigade de recherches de Tambacounda ont procédé dans la nuit du 25 au 26 février dernier, à une importante saisie de drogue. Il s’agit de 25 kg de chanvre indien transporté à bord d’un véhicule de transport en commun. L’auteur des faits, un malien avait soigneusement dissimulé la drogue dans un sac de voyage avec au dessus ses effets vestimentaires. Au moment du contrôle des marchandises placées sur le porte bagage du véhicule, le malien qui ne s’y attendait pas et qui a su que sa supercherie venait d’être découverte n’a pas laissé le moindre temps aux hommes de l’adjudant-chef Oumar Cissé, commandant la brigade de recherches de la gendarmerie de Tambacounda, vérificateurs, pour prendre la clef des champs et laisser sa marchandise prohibée estimée à 25 kg , entre les mains des pandores en poste sur l’axe routier Kidira-Tamba. Cette fois-ci, ce ne sont pas les éléments de la police, ni de la gendarmerie qui ont réussi cette belle prouesse de 110 kg de yamba, mais bel et bien les agents de sécurité et de gardiennage de Transrail à Tambacounda. Ils ont en effet démantelé un vaste réseau de trafic international de drogue, dans un wagon du train marchandises immatriculé 6214, en provenance de Bamako. Cette importante quantité de drogue est aliénée de son propriétaire. En effet, pour venir à bout de ses 110 kg de yamba, c’est une information anonyme qu’est parvenue aux agents de sécurité et de gardiennage de cette société ferroviaire. Laquelle information fait état d’un intense trafic international de drogue que se livraient des sujets maliens, en provenance de Bamako pour Dakar, à bord d’un wagon du train marchandises immatriculé 6214. Et comme les forces de sécurité aiment qu’on leur fasse parvenir de telles informations, Pape Niang et ses hommes ne se feront pas prier pour monter une planque le long de la voie ferroviaire pour coincer les convoyeurs de drogue. Mais, c’était sans compter avec l’astuce bien singulière des trafiquants qui sont descendus du train depuis l’entrée de la ville, après avoir senti le coup venir. A l’arrivée du train le 26 mars dernier aux environs de 7 heures 50 minutes, les agents de sécurité ont investi tous les coins et recoins des wagons. Finalement, la fouille minutieusement opérée sur un des wagons a porté ses fruits. 55 paquets de chanvre indien à raison de 2 kg par paquet, d’un poids total de 110 kg seront trouvés dans un sac. Les éléments du commissariat de la police de Tamba sont aussitôt informés pour assister au débarquement. Les hommes du chef de gare Yoro Sidibé, pour cette fois-ci rentreront au poste de police avec une importante quantité de drogue aliénée de son propriétaire. Il s’y ajoute le démantèlement de 130 kg de « Brown » encore aliéné de son propriétaire le surlendemain de la prise des agents du Transrail. En fait, les limiers du commissariat de police de Tambacounda sont décidés à mener une croisade contre l’insécurité au moment oû on assiste à une recrudescence du trafic international de drogue dans l’agglomération de la capitale orientale. Et le nombre de prise effectuée ces derniers jours, suffit pour s’en rendre compte. Pour se faire, les fouilles et les contrôles des usagers dans les différents points stratégiques sont devenus fréquents. Cette fois-ci, c’est sur la base de renseignements parvenus aux limiers de la brigade de recherches du commissariat de Tambacounda que l’opération a été menée contre un lascar. L’homme qui avait été filé pendant plusieurs jours quittait Bamako, la capitale du Mali à bord du train pour la capitale sénégalaise. Mais c’était sans compter avec le malien qui savait que des policiers en civils l’attendaient non loin de la gare ferroviaire, pour prendre la clef des champs. A l’arrivée du train expresse dans l’enceinte de la gare ferroviaire, une perquisition des différents wagons est aussitôt effectuée. La moisson des hommes du commissaire Camara s’avéra fructueuse avec la découverte d’un stock de 65 briques de 2 kilos d’un poids total de 130 kg de drogue communément appelée « Brown » dans le milieu interlope et très prisée du reste, par les pourvoyeurs. La cause était entendue pour les limiers qui ont ensuite embarquée la drogue, en direction du commissariat. Cette descente matinale des limiers a eu un écho favorable au niveau des populations qui saluent cette initiative qu’elles souhaitent voir se répéter. Ce qui a fait dire au commissaire Camara que ces actions seront renouvelées de façon permanente, pour permettre aux populations de dormir en toute quiétude. La fin du mois de mars sera marquée par une prise de 238 kg de yamba. Laquelle s’est soldée par l’arrestation de barons maliens Makhan Konaté et Ibrahima Kanté. Selon des sources proches de l’enquête, à l’issue de l’opération menée avec professionnalisme par les soldats de l’économie, en poste à Koumpentoum, localité située à une centaine de kilomètres de la capitale orientale, les deux individus originaires du Mali, ont été interpellés à bord d’un camion immatriculé V:4007-MD, en partance pour la capitale sénégalaise. Informés des agissements des trafiquants sur la route nationale n°1, qui est en passe d’être la plaque tournante de la drogue, les douaniers sont parvenus à démanteler ce réseau. Selon les mêmes sources, la saisie opérée par les hommes d’Abdoulaye Diabang, commandant le poste des douanes de Koumpentoum, se chiffrait à 24 millions 990 000 FCFA. En dehors de la drogue saisie, d’autres marchandises frauduleuses ont été trouvés sur les trafiquants. Auparavant, les hommes du commandant Diabang du poste des Douanes à Koumpentoum, avaient effectué la prise la plus importante jamais réalisée dans la localité. Il s’agit de 334 kg de cannabis saisis sur un malien apprenti chauffeur Lassina Diakité. Cette drogue était soigneusement dissimulée sur le coffre à outils d’un bus. Le 4 mars dernier les douaniers ont récidivé en saisissant, cette fois-ci, 2 Kg de yamba sur un autre malien Abdoulaye Diakité, en partance pour Dakar. Déférés devant le procureur Serigne Bassirou Guéye, ces maliens ont été envoyés à la citadelle du silence. Il s’ensuivra l’arrestation par les hommes de l’adjudant Gassama, chef de poste de la gendarmerie à Gouloumbou qui ont fait parler d’eux. Ils ont mis la main sur un nigérian au comportement douteux. Acheminé au centre hospitalier régional, Khalifa sans autre précision a expulsé 600 Euros et des boulettes de cocaïnes qu’il avait ingurgités. Fait inédit, Khalifa attaque le médecin pour qu’il lui restitue son argent. A cela s’ajoute la saisie d’un kilogramme opérée par les hommes de l’adjudant Gassama, en poste à Gouloumbou. Pour une continuation d’enquête avec l’avale de leur chef hiérarchique et du Procureur de la République , ce dernier s’en est ouvert au commandant de la brigade de recherches de la gendarmerie de Tambacounda, l’adjudant-chef Oumar Cissé. C’est ainsi que le nigérian Okay Kéméka âgé de 28 ans, dont le passeport indique de nombreux déplacements dans la sous région, a avoué avoir ingurgité, au chef de poste de Gouloumbou, des boulettes de cocaïne. Acheminé au centre hospitalier régional de Tambacounda, le trafiquant a été libéré d’un kilogramme d’une valeur marchande de 50 millions de FCFA. Menottes aux poignets, il est conduit dans les locaux de la brigade de recherches et son téléphone portable saisi. Sans désemparer, ses parents, informés de l’arrestation de leur rejeton se sont rendus à la brigade et mettre 2 millions de FCFA sur la table de l’adjudant-chef. Ne pas reconnaître la probité morale qui caractérise les hommes en bleu, a été l’erreur monumentale du trafiquant et de ses complices. Ils seront tous les trois paquetés et déférés. Dans le cadre d’une opération de routine sur l’axe routier Kolda-Tamba, juste à hauteur du poste des douanes à Gouloumbou, les soldats de l’économie de la subdivision des douanes ont consacré toute la matinée d’un après midi pour identifier, localiser et débusquer les convoyeurs de drogue en provenance de la sous région. Pour venir à bout de ces trafiquants notoires, il a fallu aux douaniers d’infiltrer tous les véhicules. C’est ainsi qu’un nigérian au comportement douteux et à bord d’un véhicule « Peugeot », en provenance de la Guinéen Bissau a été sommé de descendre du véhicule pour un contrôle qui s’avérera fructueux puisque le bonhomme dont l’identité n’a pas été révélée a été cloué. Sentant l’étau se resserrer autour de lui, il a voulu faucher compagnie à ses bourreaux qui l’ont vite maîtrisé après quelques mètres de course poursuite. Menottes aux poignets, le Nigérian est conduit au poste de police des douaniers. Après avoir lâché le morceau, il déclare avoir ingurgité 18 boulettes de cocaïne estimées à 400 grammes. Pour récupérer la drogue, il a été isolé avec un pot de chambre pour finalement sortir toutes les boulettes de cocaïne. Un des faits marquants l’année 2008-2009 restera sans doute l’arrestation par les douaniers de Gouloumbou de 4 charmantes jeunes dont deux guinéennes. Arrivée à hauteur du pont de la dite localité, les douaniers qui ont fini de tendre leurs filets, ne peinèrent guerre à immobiliser l’un des premiers véhicules « 7 places » en provenance de la République de Guinée. Le flair des éléments du chef de poste Bassirou Ndiaye s’avérera fructueux puisque les deux dames aperçues à bord avaient un comportement douteux. Fouillées de fond en comble, les douaniers réussiront à trouver 5, 280 kilogrammes de cocaïne soigneusement dissimulés dans des sachets en plastique et scotchés dans leur ventre. Suffisants pour que les deux guinéennes Modène Kwa Vogué et Mariama Diallo soient embarquées dans le panier à salades des douaniers en direction du poste pour une interrogation. Sentant l’étau se resserrer autour d’elles, les deux prévenues ont donné le nom d’un certain Koffi comme étant le propriétaire du produit illicite. Par conséquent, elles déclarent être de simples convoyeuses de la drogue dans la capitale sénégalaise. Après audition sur procès verbal, elles ont été déférées. La liste des saisies de drogue et autres arrestations de trafiquants est loin d’être terminée. Ces arrestations ont été bien accueillies par les populations du fait de l’ampleur considérable que prend le trafic de drogue dans la région orientale, terre des grands axes routiers et ferroviaires. Il urge maintenant que les autorités se fassent violences en donnant les forces de sécurité de moyens adéquats à la hauteur de leur mission, qui est aussi de veiller à la quiétude des populations. Une quiétude qui ne saurait prospérer si les trafiquants de tous bords investissent Tambacounda menant du coup les enfants et autres âmes vulnérables à la dérive et à la déchéance.
La maison d’arrêt et de correction temple du chanvre indien Il y'a de cela quelques mois, la maison d’arrêt et de correction de Tambacounda défrayait la chronique. A l'origine, des détenus se livraient à un trafic de drogue. D'abord, ce sont deux détenus qui se livraient à des activités de trafic de chanvre indien dans l’enceinte de la maison d’arrêt et de correction de Tambacounda dont leur fournisseur n’est personne d’autre qu’un garde pénitentiaire, ont été épinglé. Pris en flagrant délit, ils ont été déférés puis placés sous mandat de dépôt dans leur ancienne cellule. Il s'en suivra une autre affaire de trafic de drogue. Le nouveau dispositif mis en place par le régisseur a fait parler de lui. Un voleur A. Ndiaye qui purgeait tranquillement sa peine de 6 mois ferme, s’était signalé de fort belle manière. C’est au moment oû il se rendait dans les jardins de la maison d’arrêt oû il est détaché pour des corvées que le garde pénitentiaire Siga Diouf et ses hommes, l’avaient fouillé pour y voir clair. Laquelle fouille munitieusement opérée sur lui, a permis aux gardes de découvrir 6 cornets de yamba dissimulée dans un paquet de cigarettes excellence qu’il avait mis dans sa poche. Suffisant pour que le détenu dealer soit entendu et envoyé chez les limiers pour audition. Face à cette situation qui porte les stigmates de l’insouciance ou de l’ignorance de la part des autorités, les organisations de droit l’homme doivent réagir pour sauver des vies car nos sources craignent le pire pour la santé des détenus qui risque d’être étouffés dans leurs cellules. A cela s’ajoute, l’insécurité dans laquelle les gardent font leurs boulots malgré le manque d’effectif dans une temple qui est tout sauf une maison d’arrêt et de correction.
CONFESSION D'UN DEALER RECONVERTI EN MENUISIER <<J'ai tabassé ma maman et mes sœurs sous l'emprise de la drogue>> I.D, est ce qu'on appelait dans le milieu un vieux cheval de retour. Agé aujourd'hui de 59 ans, cet ancien dealer a séjourné à deux reprises à la citadelle du silence pour trafic de drogue. Reconverti en menuisier, il lance un appel à toute personne qui s'adonne à la drogue de se reconvertir. La raison est simple, selon lui, "J'ai tabassé ma maman et mes sœurs sous l'emprise de la drogue". <<Tout d'abord, je rends grâce à dieu de m'avoir donné une santé de fer. Car avec mes deux séjours en prison, j'ai failli perdre la vie à cause des difficiles conditions de vie. La première fois que j'ai séjourné en prison, c'était en 2000. J'ai été arrêté par les policiers avec un sachet rempli de drogue que je voulais écouler sur le marché. Malheureusement, j'ai écopé de 2 ans ferme. La dernière fois, j'ai été pris dans l'enceinte de l'ancienne gare routière, deux mois après mon élargissement, avec 2 kilos de chanvre et j'ai été condamné à 3 ans fermes malgré l'avocat qui me défendait. Un jour, du fond de ma cellule, j'ai juré de ne plus toucher à la drogue. Car, j'ai pensé à la bastonnade que j'avais faite sur ma maman et mes sœurs sous l'emprise de la drogue et j'ai fondu en larmes. Après avoir purgé les trois ans, j'ai acheté de la cola pour aller m'agenouiller auprès ma maman et lui demander excuse. Depuis, je me suis reconverti. J'ai repris mon métier de menuisier. Je vous jure que je vais amener ma maman à la Mecque car je gagne honnêtement mon pain et je lance un appel à tous les trafiquants d'arrêter car la drogue n'est pas bonne>>. 51,868 kg de Cocaïne et 281,125 kg de chanvre indien incinérés à Tamba
Sacrifiant à un rituel, l’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives, Amadou BAMBA Koné a assisté ce vendredi à la cérémonie d’incinération de 51,868 kg de Cocaïne et de 281,125 kg de chanvre indien saisie par les forces de sécurité , notamment la douane, la police et la gendarmerie. L’opération a eu lieu dans une faune locale. La région de Tambacounda eu égard à sa position géographique, constitue un lieu de prédilection des dealers. Les résultats enregistrés par les forces de l’ordre ont été salués par l’adjoint au gouverneur qui a invité les populations à collaborer avec les forces de sécurité à chaque fois que le besoin se fera sentir. Il leur est même loisible de le faire sous le couvert de l’anonymat. Amadou Bamba Koné ajoute : <<la lutte contre le trafic ou l’usage de la drogue est l’affaire de tout le monde. En tout cas, l’Etat du Sénégal, qui mène depuis longtemps ce combat, y mettra tous les moyens nécessaires>>. Le Substitut du procureur avertit
Pour sa part, le substitut du procureur, Ababacar Sadikh Niang qui reconnaît le travail de titan abattu par les forces de sécurité, a mis en garde les trafiquants et les cultivateurs. <<La loi sera appliquée sévèrement contre les usagers, trafiquants et cultivateurs>>, a-t-il averti
|