Avion disparu de Sala: fin des recherches

 

Les garde-côtes britanniques ont mis un terme jeudi après-midi à leurs recherches pour retrouver l’avion emprunté par le footballeur argentin Emiliano Sala, mystérieusement disparu lundi soir en mer.

«Nous avons passé en revue toutes les informations disponibles (…) et avons pris la décision difficile de mettre fin aux recherches», a annoncé la police dans un communiqué publié sur son compte Twitter, soulignant que les «chances de survie à ce stade sont infimes».

La police a mené plus de 24 heures de recherches continues, examinant côtes, rochers, îles, à l’aide de trois avions et de cinq hélicoptères. Deux bateaux de sauveteurs ont aussi participé aux opérations, secondées par des embarcations de pêche et des navires.

Ses proches espéraient toujours un miracle. «Pour la famille, pour Emiliano… Gardons espoir», tweetait encore dans l’après-midi le FC Nantes, club que le footballeur venait de quitter pour jouer sous les couleurs de Cardiff, au Pays de Galles.

Un portrait grand format du joueur, avec sa bouille souriante et ses oreilles décollées, a été placé mercredi au centre d’entraînement du club nantais. Jeudi après-midi, l’entraînement a été ouvert au public pour «un moment de partage» avec les supporters.

Un livre d’or virtuel a aussi été mis en ligne sur le site internet du FC Nantes pour rendre hommage au footballeur, décrit par un ami comme «une personne humble et généreuse, dotée d’une force mentale hors du commun».

Les autorités de Guernesey ont révélé le nom du pilote disparu. Il s’agit de David Ibbotson, originaire du nord de l’Angleterre. Mercredi matin, les enquêteurs envisageaient encore qu’Emiliano Sala et David Ibbotson avaient pu se réfugier sur le canot de sauvetage qui était dans leur appareil. Mais leurs déclarations ne laissaient plus vraiment d’espoir en fin de journée.

«S’il y avait quelque chose à trouver, je pense que, comme nous étions sur place très rapidement, nous l’aurions vu», a expliqué à l’AFP John Fitzgerald, le responsable du service de secours Channel Island Air Search. Mardi, les enquêteurs avaient découvert des débris flottant dans l’eau, sans pouvoir dire s’ils provenaient de l’avion de Sala. Et, trois jours après la disparition, les circonstances du drame restaient toujours aussi mystérieuses.

Il a organisé son voyage

Le club de Cardiff, qui venait de recruter l’attaquant de Nantes pour un montant estimé à 17 millions d’euros, a en tout cas précisé que Sala avait organisé lui-même son voyage. On sait également qu’Emiliano Sala s’était inquiété de l’état de l’avion dans un message vocal envoyé à des proches.

L’agent britannique Mark McKay a déclaré à Sky Sports News avoir aidé à organiser le voyage du footballeur: «Quand Emiliano m’a dit, ainsi qu’à son agent Meïssa N’Diaye, qu’il souhaitait retourner à Nantes après son examen médical et sa signature vendredi, j’ai commencé à chercher un vol privé pour l’emmener à Nantes samedi matin. Ce soir-là, il a été confirmé qu’un avion était disponible samedi pour Emiliano et pourrait rester à Nantes jusqu’à ce qu’il reparte à Cardiff», a-t-il expliqué.

«Tout pointe vers un accident tragique», a déclaré le président de Cardiff, Mehmet Dalman, au site Wales Online.

Arrivé jeune en France et formé à Bordeaux, puis prêté à différents clubs français (Orléans, Niort, Caen), Sala avait fini par signer en 2015 pour un million d’euros à Nantes, où il était très apprécié des joueurs et des supporters.

Après avoir vu s’évanouir la possibilité d’un transfert en Turquie à Galatasaray cet été, il avait finalement obtenu un bon de sortie au mercato d’hiver, au grand dam de l’entraîneur Vahid Halilhodzic, avec lequel il avait tissé une relation forte.

(Sport-Center)