Les familles royales de Malaisie ont désigné jeudi le nouveau souverain du pays, le sultan Abdullah, 59 ans. Amateur de sport, il est actuellement membre du conseil directeur de la FIFA. Cette succession intervient après l’abdication surprise de son prédécesseur.
L’abdication du précédent roi, Muhammad V, une première historique, avait créé un choc dans le pays d’Asie du Sud-Est à majorité musulmane. Elle avait été annoncée par le Palais le 6 janvier après des semaines de spéculations provoquées par l’absence du roi du pays. Selon la raison officielle, il était absent pour raison médicale. Mais selon des rumeurs, il aurait épousé une ancienne reine de beauté russe.
Passionné de polo, le nouveau souverain a étudié en Grande-Bretagne à la prestigieuse académie militaire de Sandhurst, selon l’agence de presse malaisienne Bernama. Il a été élu au cours d’une réunion spéciale des familles royales de Malaisie convoquée jeudi.
Le sultan Abdullah “a été choisi comme le 16e Yang di-Pertuan Agong (roi) pour une période de cinq ans à compter du 31 janvier 2019”, indique un communiqué officiel. La Malaisie est depuis l’indépendance de 1957 une monarchie constitutionnelle au système inhabituel: son roi change tous les cinq ans, choisi parmi les familles royales des anciens royaumes qui la constituent.
C’était au tour de la famille royale de l’Etat de Pahang (est du pays) de régner sur le pays, mais son sultan en titre était très âgé. Il a donc décidé d’abdiquer en faveur de son fils, Abdullah, permettant ainsi au Conseil royal réuni jeudi de le choisir comme nouveau roi.
L’ancien roi, Muhammad V, qui demeure sultan de l’Etat de Kelatan au nord-est du pays, était le seul absent de ce conseil. Si le rôle du Roi est plutôt cérémonial, il est très respecté en Malaisie, et toute critique à son égard est interdite. Son portrait est affiché dans les endroits publics et il est aussi le chef symbolique de l’Islam dans le pays, ainsi que le chef honoraire de l’armée.
(nxp/ats)



