Fort de Faidherbe, Mont aux singes, cimetière militaire français de Bakel – Ces curiosités de Bakel qui valent le détour

Cimetière militaire français
Construit en 1820, après la signature d’un traité entre le Tounka (roi) de Tiyabou, Sirma Kassam et la Mission du Haut fleuve, le cimetière français de Bakel est posé à quelques mètres du fleuve Sénégal. Surplombé par le Mont aux Singes, il côtoie le Fort Faidherbe. Ici reposent 54 ressortissants français terrassés par la guerre ou la malaria. «Le site a été acheté à 1 000 FCfa, payés en deux tranches. Et chaque année, la mission remettait 10 FCfa au Tounka de Tiyabou, en guise de reconnaissance», narre Abdoulaye Diallo, responsable municipal du Bureau du patrimoine de Bakel. Dans ce site du repos éternel, dort l’architecte de la Tour, Léon Joseph Joris, Lieutenant du Génie militaire, Chevalier de la Légion d’honneur et ancien Commandant de la garnison de Bakel. Emporté par une malaria, il est décédé en 1854. Sa mort ne restera pas vaine, car elle poussera le Commandant Faidherbe à penser à mettre en place un poste qui permettra d’acheminer les malades atteints de la malaria du Soudan vers Bakel. «Pour cela, il fallait construire un sanatorium, aujourd’hui baptisé, le Pavillon René Caillé. C’est parce que ce sanatorium a abrité le passage de René Caillé en provenance de Bakel vers le Soudan, que les autorités de l’époque ont décidé qu’il portera son nom», allonge Abdoulaye Diallo.

Fort Faidherbe
Poste de contrôle construit en 1818, ce Fort contrôlait l’accès au Soudan. Le chantier a été entamé par Faidherbe, alors que le marabout Mamadou Lamine Dramé manifestait des velléités d’occupation du terrain. Une porte dérobée ouvrant sur le fleuve Sénégal y a également été édifiée, permettant ainsi le ravitaillement de la garnison depuis le Soudan, si toutefois Mamadou Lamine Dramé, à la tête de son armée, bloquait l’accès de l’entrée principale du Fort. Composé d’une salle de garde occupée par les labtos (allochtones malinkés recueillis par Faidherbe, alors qu’ils étaient persécutés chez eux), du logement des corps de garde, d’un rez-de-chaussée occupé par les sous-officiers français et de l’étage réservé au Commandant de cercle, le Fort toise le fleuve Sénégal. Au loin, la Mauritanie voisine se réveille. Quelques femmes font leur linge, tandis que les badauds profitent de la caresse bienfaisante de l’eau du fleuve sur leurs membres encore engourdis. Tendu de jaune pâle, l’endroit est, aujourd’hui, occupé par le préfet du département de Bakel. Agé de 197 ans, il a été classé patrimoine historique mondial.

Mont des Singes
Il est encore appelé la «Tour Déchaînée». Lieu de passage des singes qui le traversaient pour aller s’abreuver au fleuve, la tour se dresse, majestueuse au sein du Fort Faidherbe, veillant affectueusement sur le sommeil éternel des morts qui reposent à ses pieds. Edifiée en hauteur pour contrôler la route de Koumani qui était le fief du marabout, Mamadou Lamine Dramé, elle fait face à une Tour dite télégraphique qui servait de courroie de transmission et de communication, mais aussi de tour de contrôle de la route vers le Boundou. Elle jouxte le Monts aux Pigeons appelé aujourd’hui, «la Tour brune» qui contrôlait le village des Tiyabous.

NDÈYE FATOU SECK (DE RETOUR DE BAKEL) / africaleadnews.com/

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