Assemblée nationale-affaire Arcelor Mittal, Tosyali holding, exploitation du zircon…Sophie Gladima Siby “éclaire” les députés

 

 

Le ministre des Mines et de la Géologie était à l’Assemblée nationale hier, lundi 3 décembre, pour le vote de son budget pour l’année 2019 finalement arrêté à la somme de 1 804 225 400 F Cfa contre 2 099 576 600 F Cfa en 2018, soit une baisse de 295 351 200 F Cfa en valeur absolue. Face aux députés, Sophie Gladima Siby est revenue sur les affaires Arcelor Mittal, Tosyali Holding, l’exploitation du zircon, l’exploitation aurifère dans la zone de Kédougou, entre autres sujets.
L’affaire Arcelor Mittal, Tosyali Holding et l’exploitation de zircon de Niafourang ont été les principaux sujets évoqués hier, lundi 3 décembre, à l’Assemblée nationale, lors du vote du projet de budget 2019 du ministère des Mines et de la Géologie. Sur l’affaire Arcelor Mittal, le ministre des Mines et de la Géologie, Sophie Gladima Siby, a fait d’abord savoir que l’Etat du Sénégal a obtenu 75 milliards de F Cfa en guise de dommages et intérêts avec la possibilité donnée à d’autres investisseurs de venir dans notre pays. Toutefois, dit-elle, même si l’Etat du Sénégal en est arrivé-là, il a perdu des milliards sous l’ancien régime dans cette affaire avec des « contrats nébuleux ». Sophie Gladima Siby précise tout de même que c’est le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan qui est seul compétent pour signer tout ce qui engage l’Etat sur le plan financier.

Affaire Tosyali Holding

Sur la question relative à la société turque Tosyali Holding dans l’exploitation du fer, le ministre a tenu à rassurer que les contrats ne sont pas encore signés. « Rien a été signé. C’est juste l’intention de vouloir travailler avec quelqu’un. Des études ont été faites et une fois terminées, on va discuter », a dit Sophie Gladima Siby. Elle renchérit : « pour le fer aussi, il est temps que des industries soient installées au Sénégal, il n’est jamais question que le fer soit exporté, il faut en venir avec des industries de transformation. Laissez-nous signer, ça n’a rien à voir avec les élections ». Le ministre des Mines et de la Géologie n’a pas manqué de souligner également que le gouvernement œuvre pour la transparence et la bonne gouvernance dans le secteur minier. Ce qui, selon elle, lui a valu la « première place en Afrique dans le secteur minier par l’Itie et 4ième pays à travers le monde ». Le ministre répondait au député Serigne Cheikh Mbacké qui disait qu’on doit changer le système car le Président Macky Sall ne confie le ministère du secteur minier qu’à ses amis parce qu’il y a des «intérêts».

Fonds de péréquation et d’appui aux collectivités territoriales

Sur le retard accusé dans le cadre de la répartition des Fonds de péréquation et d’appui aux collectivités locales, le ministre précise qu’il sera disponible en 2019. « Il fallait signer un arrêté et l’arrêté a été signé mais il connait les lenteurs de l’administration, ce sont des choses qui se sont passées depuis l’ancien régime, le régisseur n’avait pas été nommé et ce régisseur va être  nommé en 2019 », a-t-elle fait savoir. Mieux, dit-elle, « le président a décidé de faire revoir les critères de répartition de ce fonds en introduisant une discrimination positive afin de mieux considérer les zones d’implantation minière qui sont vulnérables et ont une démographique faible. Ce nouveau critère permettra de corriger certains déséquilibres au niveau des localités avec la prise en compte pour la période non encore arrêtée de 2016 à 2018. Ce fonds est alimenté par 0,5% du chiffre d’affaire hors taxe des sociétés en exploitation ».

4 projets miniers en phase de recherche avancée

Selon le ministre des Mines, le code minier prévoit dans ses dispositions l’obligation pour tout titulaire de titre minier de procéder obligatoirement à la réhabilitation des sites couverts par son titre. Elle ajoutera que le Sénégal mise aussi sur les géo-parcs pour valoriser l’écosystème naturel et la culture et ainsi attirer les touristes dans le cadre d’un tourisme intégré. A en croire Sophie Gladima Siby, il y a 4 sociétés concernant les projets miniers en phase de recherche avancée. Il s’agit de Randgolds (Massawa) avec une estimation des réserves de près de 84 tonnes d’or, Iamgold (Boto) avec une estimation des réserves de près de 40 tonnes d’or, Watic (Sambarabougou) et Sored Mines (Niamia).

L’exploitation du Zircon et RSE

L’exploitation du zircon n’a pas laissé indifférents certains députés hier. Pour eux, elle doit être faite dans l’intérêt des populations de Niafourang. « Des négociations sont en train d’être faites avec les populations et l’ensemble des acteurs pour leur fournir les informations nécessaires relatives aux avantages que l’exploitation présente pour la région », a dit le ministre. Quant à la Rse, Sophie Gladima Siby a fait savoir que les sociétés minières font des efforts dans la réalisation d’actions sociales. « En 2017, la société SGO a décaissé 600 millions F Cfa dans le cadre du financement de projets communautaires conçus par les collectivités territoriales concernées », a tenu à préciser le ministre.

EXPLOITATION DE L’OR A KEDOUGOU : Le député Guirassy liste les maux, le ministre tempère

Les problèmes liés à l’exploitation aurifère dans la zone de Kédougou inquiète le député Moustapha Guirassy. Hier, lundi 3 novembre, le parlementaire a passé en revue tous les maux de la zone dont la pauvreté, le manque de sécurité, la prostitution, la dégradation de l’environnement, l’émigration clandestine. Selon Guirassy, il y a aussi une régression de l’éducation à Kédougou, le manque  d’eau potable sans pour autant oublier les drames qui sont en train de se produire. « Ce que j’ai remarqué, c’est que ce régime en place n’a pas compris la profondeur des changements au plan culturel, sur l’éducation, la santé etc. », a fait savoir le  député. Pour sortir la zone de l’ornière, il préconise un « effort d’industrialisation » et « des investissements ». Pour Moustapha Guirassy, le fait d’avoir un « indicatif de performance dans le secteur minier » est indispensable. Répondant au député, le ministre Sophie Gladima Siby indique qu’aujourd’hui, « le secteur qui rapporte le plus au Sénégal, c’est le secteur aurifère et le président Macky Sall a bien voulu dire que toutes ses ressources appartiennent aux populations, tous les Sénégalais bénéficient des retombées des exploitations minières. ». C’est pourquoi, selon elle, toutes les mesures nécessaires sont en train d’être prises en vue de développer la zone de Kédougou.

38 milliards de F Cfa tirés des opérations minières de 2010 à 2015

Le ministre en charge du Budget, Birima Mangara en a profité pour faire savoir que les ressources tirées des opérations minières pour le compte de l’Etat du Sénégal de 2010 à 2015 s’élèvent à 38 204 472 152 F Cfa. La quote-part de ces ressources versées audit Fonds est de 7 640 894 432 F Cfa. Il a également indiqué que les collectivités territoriales auront 3 056 357 774 FCfa et pour l’équipement des collectivités territoriales, le montant est de 4 584 536 658 F Cfa.

Budget pour l’année 2019 arrêté à la somme de 1 804 225 400 F Cfa

Le budget 2019 du ministre des Mines et de la Géologie est arrêté à la somme de 1 804 225 400 F Cfa contre 2 099 576 600 F Cfa en 2018, soit une baisse de 295 351 200 F Cfa en valeur absolue et 14,07% en valeur relative. Les dépenses du personnel sont arrêtées à 243 643 000 Cfa, les dépenses de transfert à 576 660 040 F Cfa, les dépenses en capital à 388 000 000 F Cfa et le transfert en capital dont les crédits s’élèvent à 247 000 000 F Cfa.

sudonline.sn /

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