La rumeur a longtemps circulé, mais iGFM tient de sources sûres que le Président de la République, Macky Sall va procéder à un remaniement au sortir des élections locales du 29 juin. D’ailleurs, c’est la tenue de ces élections qui aurait retardé le projet du Chef de l’Etat de procéder à un remaniement ministériel. Le Président Macky Sall qui a l’intention de briguer un second mandat en 2017 et gagner cette élection dès le premier tour n’est pas du tout satisfait des résultats que produit l’équipe gouvernementale actuelle. Surtout qu’il sait que le mécontentement gagne de plus en plus les populations qui espéraient voir se produire rapidement des changements par rapport à leur vécu social. A cet effet, l’on indique que le Premier ministre, Mme Aminata Touré qui ne serait plus en odeur de sainteté auprès de certains proches du Chef de l’Etat, ainsi que des leaders de la mouvance présidentielle pourraient bien en faire les frais.
Le Président de la République, Macky Sall fait face à un dilemme. Il espérait que les mesures prises sous son magistère actuel, à savoir la baisse des impôts sur les salaires des travailleurs, la baisse des prix de certaines denrées alimentaires (même si la réalité est autre sur le terrain), l’attribution de bourses à certains ménages démunis, la mise en place de l’Agence pour la sécurité de proximité, la baisse des prix des loyers, allaient permettre d’alléger les souffrances des populations et surtout de lui permettre de garder intacte sa côte de popularité auprès des Sénégalais qui lui ont accordé 65% de leurs voix, au sortir du second de l’élection présidentielle en 2012. Que nenni, sa côte de popularité est en baisse !
S’y ajoute qu’au plan politique, selon certaines indiscrétions, le Président de la République ne se sent pas épauler par des responsables de son parti, l’Alliance pour la République (Apr) sur qui il comptait. Ces derniers étant beaucoup plus intéressés par des guerres de positionnement que leur offre leur privilège d’avoir leur parti au pouvoir. Or, nous apprennent nos sources, le Président de la République n’est pas dupe, les Sénégalais ont voté massivement pour lui lors du second tour de l’élection présidentielle de 2012, mais cela ne signifie nullement que son parti qui tarde à se structurer, est majoritaire au Sénégal.
Par ailleurs, il est aujourd’hui clair que des divergences existent entre le Chef de l’Etat et son Premier ministre actuel, Mme Aminata Touré. Dans l’entourage du Chef de l’Etat, et non des moindres, des personnes proches de son épouse Mme Marième Faye Sall travaille pour le départ de Mme Aminata Touré qui ne serait plus en odeur de sainteté auprès d’elles. Ces personnes travaillent pour la suppression du poste de Premier ministre. Un scénario identique à celui adopté par le Président Abdou Diouf, au lendemain de sa réélection à la tête de l’Etat en 1983. Ce qui lui avait permis de prendre lui-même en main, certaines réformes au plan politique, mais aussi économique. C’est pourquoi, le Président Macky Sall attend la tenue des élections locales du 29 juin, ainsi que les résultats qui en seront issus pour savoir la meilleure posture à adopter. Ce n’est pas pour rien, du reste rapportent nos sources, que Mme Aminata Touré a été poussée à affronter le maire de la Ville de Dakar, Khalifa Sall dans son fief à Grand-Yoff. Le scénario est de lui trouver une planque, atterrir à la mairie de Dakar, si elle parvient de défaire de Khalifa Sall. Dans le cas contraire, elle aura perdu sur toute la ligne, puisque le Président de la République va se séparer d’elle, avec le prétexte qu’elle n’a pas de base politique.
Il n’y a pas que Mme Aminata Touré à avoir à surveiller ses arrières avec ce remaniement annoncé au lendemain des locales. Des responsables de partis de la mouvance présidentielle représentés dans le gouvernement ou qui gèrent des directions de sociétés nationales doivent également avoir des soucis à se faire. Surtout ceux, dont les partis ne pèsent pas lourds sur le plan national. Et l’on cite le nom d’un leader de parti présent dans le gouvernement, qui est maire sortant d’une ville de ce pays, candidat à sa propre succession, et qui pourrait bien en faire les frais, en cas de déconvenue. Le sabre va aussi s’abattre sur tous ces responsables de l’APR qui auront perdu dans leurs localités.
Habib NGOM /gfm /



