Nouvelles attaques meurtrières des islamistes au Kenya

Vingt-deux personnes ont été tuées au Kenya dans la nuit de samedi à dimanche lors de nouvelles attaques nocturnes dans la région côtière de Lamu, où plus de 60 personnes avaient péri en juin, a annoncé la Croix-Rouge dimanche.

Ces attaques ont été revendiquées par les islamistes somaliens shebab, un groupe lié à Al-Qaïda, qui avait déjà mené une opération meurtrière en juin dans la région, proche de l’archipel touristique de Lamu.

“Nous avons eu des attaques cette nuit dans lesquelles des personnes ont été tuées et des maisons détruites”, a indiqué Robert Kitur, un haut responsable de la police locale. “Nous avons mobilisé nos policiers et nous sommes sur le terrain”.

Grace Kaindi, chef adjointe de la police nationale, a fait état de 22 morts et accusé un groupe séparatiste de la côte, le Conseil républicain de Mombasa (MRC), d’être derrière ces attaques, pourtant revendiquées par les islamistes somaliens shebab, liés à Al-Qaïda.

Ville quasiment rasée en juin

Ville proche du littoral, Mpeketoni a été quasiment rasée en juin. L’attaque revendiquée par les shebab somaliens avait fait 65 morts. Le mouvement islamiste dit aussi avoir commis une attaque samedi soir dans la région côtière du Kenya.

Des survivants du massacre à Mpeketoni et d’une attaque semblable quelques heures après dans un village voisin avaient raconté comment des hommes armés parlant somali et portant des drapeaux shebab avaient tué des non-musulmans, en affirmant se venger de la présence de l’armée kényane en Somalie.

Mais le président kényan Uhuru Kenyatta avait démenti que les islamistes somaliens shebab aient commis ces attentats: il avait accusé “des réseaux politiques locaux” et dénoncé des “violences ethniques aux motivations politiques”.

Après ces attaques sanglantes, le tourisme a été très durement touché à Lamu, un joyau naturel et historique baigné par l’océan Indien. Classé au patrimoine de l’Unesco, il fut l’une des capitales du “Peace and Love” dans les années 1970.

(ats-afp/Newsnet)