Selon le ministre de l’Intérieur turc, les forces de l’ordre ont interpellé 1.024 personnes, dont 58 ont été inculpées et écrouées, depuis lundi soir, a ajouté Efkan Ala ce vendredi 10 octobre devant la presse, précisant que de nombreux bâtiments publics et commerces avaient également été endommagés.
«Cet enchaînement de violence doit s’arrêter immédiatement», a tonné le ministre, «tout le monde doit jouer son rôle pour mettre un terme à ces incidents».
Ces émeutes, sans précédent ces dernières années, ont débuté lundi soir, après un appel lancé par le principal parti kurde du pays à manifester contre le refus du gouvernement de venir en aide militairement à la ville frontalière kurde de Syrie Kobané, assiégée par les djihadistes du groupe Etat islamique (EI).
Menaces de Erdogan
La plupart des victimes recensées par Efkan Ala vendredi ont été tuées lors d’affrontements entre militants proches des rebelles kurdes turcs du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et des partisans de mouvements islamistes ou nationalistes.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a dénoncé jeudi une tentative de «sabotage» des pourparlers de paix en cours entre Ankara et le PKK et a promis de prendre «toutes les mesures nécessaires» pour réprimer les fauteurs de troubles.
De nombreuses manifestations violentes ont encore eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi dans de nombreuses villes du pays, notamment à Gaziantep (sud) ou 4 personnes ont été tuées lors de heurts entre factions rivales.
(afp/ats/Newsnet)



