La plateforme d’informations du COMNACC présenté au comité de Tambacounda mercredi

Les agents du Comité régional sur les changements climatiques (COMRECC) de Tambacounda seront formés, mercredi, à la deuxième journée d’une rencontre d’échanges, à l’utilisation la plateforme d’informations du Comité national sur les changements climatiques (COMNACC), dont ils devront alimenter et actualiser la page web dédiée à la région orientale.

‘’Il y a une page web qui est ouverte pour les COMRECC. Demain (mercredi), le deuxième acte de l’atelier portera sur comment actualiser la page régionale web, comment mettre en (ligne) les informations, comment l’alimenter, la mettre à jour, etc. ‘’, a expliqué Cheikh Fofana, conseiller technique en changements climatiques à la Direction de l’environnement.

Il fait partie d’une mission du COMNACC, venue renforcer les capacités du COMRECC sur l’adaptation aux changements climatiques et l’atténuation des gaz à effets de serre.

Il s’agira d’informer d’abord les membres du comité régional de l’existence du portail, avant de leur expliquer son mode d’emploi. Il appartiendra à chaque COMRECC de s’occuper de sa page web, a-t-il dit.

Ces pages peuvent être le réceptacle des certaines informations sur les problématiques principales liées aux changements dans chaque région.

Cette plateforme est un ‘’outil au service du développement (qui) va créer les conditions d’une communication régulière et soutenue pour entretenir et maintenir la communication interne comme externe’’, relève un document remis à la presse.

La première journée était destinée à partager avec les acteurs régionaux les nouveaux éléments de la recherche au sujet des changements climatiques, de la Convention cadre des Nations unies et des opportunités qu’elle offre au Sénégal.

”Contre une moyenne globale d’augmentation de la température de la terre de +0,8° en 2010, l’AGRIMET et le CILSS ont fait état en ce moment d’une augmentation de 1 à 1,3 ° dans les pays sahéliens”, a dit Madeleine Diouf Sarr, chef de la division changements climatiques de la direction de l’environnement et des établissements classés.

Mme Sarr a noté que cet accroissement est de nature à ‘’inhiber’’ le développement de certaines variétés culturales. D’où la nécessité d’adapter le choix des espèces culturales aux changements climatiques.

”Il va falloir au-delà du partage d’informations dans ce domaine, proposer des projets régionaux qui peuvent être financés dans le cadre de la coopération décentralisée ou dans les plans locaux de développement”, a estimé M. Fofana. Cela, conformément au principe du ‘’penser globalement, agir localement’’.

Tambacounda est la troisième région à accueillir la mission de la direction de l’environnement et des établissements classés, après Fatick et Louga. Kolda est la prochaine étape.

ADI/AD/APS