ETATS-UNIS: Obama nomme Ashton Carter à la tête du Pentagone

Ashton Carter remplace ainsi Chuck Hagel, qui avait démissionné fin novembre apparemment en raison de divergences avec les conseillers présidentiels à la sécurité nationale.

Connu pour son franc-parler, Ashton Carter, 60 ans, expert des questions budgétaires, est un fin connaisseur des arcanes du Pentagone, dont il fut le numéro 2 entre 2011 et 2013. Sa confirmation par le Sénat ne devrait pas poser de problème dans la mesure où plusieurs élus républicains de premier plan ont déjà indiqué qu’ils n’y étaient pas opposés.

Le sénateur républicain John McCain a jugé qu’il avait les qualités requises pour le poste, tout en estimant qu’il aurait «peu ou pas d’influence» sur les décisions cruciales en matière de sécurité nationale, telle que la lutte contre l’organisation de l’Etat islamique en Irak et en Syrie.

Frustrations de longue date

Ancien sénateur républicain, Chuck Hagel a présenté sa démission à Barack Obama le 24 novembre, trois semaines après la défaite du Parti démocrate aux élections de mi-mandat.

Deux anciens secrétaires à la Défense, Robert Gates et Leon Panetta, ont exprimé, dans leurs mémoires publiées récemment, leur frustration sur le mode de fonctionnement avec la Maison-Blanche.

Interrogé jeudi sur la marge de manoeuvre qu’aurait le successeur de Chuck Hagel, qui semble n’avoir pas réussi à se faire une place dans le premier cercle du président, le porte-parole de l’exécutif, Josh Earnest, a souligné que l’existence de frictions entre la Maison-Blanche et le Pentagone n’était «ni nouvelle, ni propre à cette administration».

Répartition des rôles importante

Mais il a aussi clairement souligné la répartition des rôles: «Le président est le commandant en chef (des forces armées) et est au sommet de la chaîne de commandement», a-t-il rappelé. «Cela signifie que le président a une responsabilité importante dans ce qui se passe au ministère de la Défense».

Michèle Flournoy, ancienne numéro trois du Pentagone qui faisait figure de favorite pour remplacer Chuck Hagel et devenir ainsi la première femme à diriger l’armée américaine, s’est elle-même retirée de la course dès la semaine dernière, mettant en avant des raisons familiales.

(afp/Newsnet)